SUICIDES ET TENTATIVES DE SUICIDE CHEZ L’ADOLESCENT

 

 DOPE KOUMOU R, MBOUSSOU M

Département de psychiatrie et de psychologie médicale, Faculté de Médecine, Université des Sciences de la Santé Libreville- GABON.  Médecin au Centre National de Santé Mentale, à Libreville, Melen

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 L’adolescent est un sujet vulnérable et sensible, partagé entre le besoin d’autonomie et le sentiment de dépendance d’une  part  et d’autre part, en proie à une crise d’angoisse liée à un fort sentiment de menace de l’identité. Aussi peut-il être amené à adopter divers comportements déviants tels que les comportements agressifs violents, les addictions, les conduites auto -destructrices et suicidaires.

En Europe, le suicide chez les 15-24 ans est la deuxième cause de mortalité après les accidents de la voie publique et la première cause de décès chez les moins de 20 ans ; et pourtant le suicide n’est pas synonyme de syndrome dépressif ou de maladie mentale.

Dans un contexte de foisonnement des modèles culturels d’identification, où la communication entre parents et enfants, entre adultes et adolescents est limitée voire inexistante, l’adolescent doit pouvoir faire des choix qui lui permettent de se construire une identité stable, ce qui n’est pas évident à une période où son corps « explose », que les liens se sexualisent, que la nécessité de s’autonomiser, de s’affirmer et de se défaire de ses parents devient pressantes, où les « mots font défauts » et que l’agir tient une place considérable. Parmi les conduites de l’agir, il y a le suicide et les tentatives de suicide (TS).

 I.    Généralités

 A.  l’adolescence

 Définition :

 Les termes d’adolescence et d’adolescent sont apparus dans la langue française entre les XIIIème et XIVème siècles. Ils proviennent du verbe latin « adolescere » qui signifie « grandir », croître, pousser, se fortifier, dépasser l’âge de la tutelle, devenir majeur.

L’adolescence débute en moyenne vers 11-12 ans et s’achèverait avec l’entrée de l’individu dans la vie adulte, c’est-à-dire vers 25 ans en moyenne. C’est une construction, un phénomène socialement et culturellement déterminé. Cette notion apparue comme telle au XVIIIème siècle et décrite dans des propos péjoratifs, évolue parallèlement aux changements sociaux.

Dans les sociétés africaines, ce passage était favorisé par les rites initiatiques et l’adolescence, passée sous silence, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

 L’adolescence, période de mutation :

L’adolescence est la période de développement au cours de laquelle s’opère le passage de l’enfance à l’âge adulte ; car elle est caractérisée par d’importantes transformations somatiques qui, parallèlement à une poussée instinctuelle, rapprochent l’enfant de l’homme ou de la femme au plan physique.

L’adolescence est un processus qui situe l’individu dans un état de déséquilibre entre ses nouveaux attributs physiques et psychologiques, et ses nouveaux besoins d’une part et la place ou la liberté que sa famille et la société lui accordent d’autre part et par-là même dans un véritable état de déséquilibre identitaire.

 Face aux transformations qu’ils subissent à travers leur corps, ces adolescents éprouvent divers sentiments. Certains ont du mal à investir leur nouveau corps, se sentent honteux, sont complexés et angoissés, tandis que d’autres se disent fiers et cherchent à le mettre en valeur. La résurgence de l’Œdipe et la sexualisation des liens imposent qu’ils se détachent de leurs parents et investissent de nouveaux objets.

 L’adolescence comme « crise »

 L’adolescence est une période sensible, période d’affrontement ; c’est une période transitoire, caractérisée par un « double mouvement de reniement de l’enfance et de recherche du statut d’adulte qui constitue l’essence même de la crise que l’adolescent traverse ».

Le mot crise vient du grec « krisis » c’est-à-dire le jugement. Il peut-être défini dans le champ psychopathologique comme « un moment temporaire de déséquilibre et de substitutions rapides remettant en question l’équilibre normal ou pathologique du sujet. Son évolution est ouverte, variable ; elle dépend tout autant de facteurs internes qu’externes ».

Chez l’adolescent africain, la crise identitaire est liée au fait qu’il doit se déterminer, non seulement par rapport à sa culture d’origine, mais aussi en fonction des exigences d’une modernité dont les contours seraient souvent mal définis. Le jeune africain vit l’urgence paradoxale d’assurer à la fois sa culture ethnique d’une part, et, d’autre part, son aspiration à un autre mode de vie et de pensée.

Le problème de l’agir et du passage à l’acte

 A l’adolescence, l’agir revêt diverses formes : fugue, délinquance, violence sur soi et sur les autres, toxicomanie, les marques corporelles, les suicides et TS…

Durant cette période, l’agir est considéré comme « un des moyens d’expression privilégiée des conflits et des angoisses de l’individu ». On distingue deux séries de facteurs qui favorisent l’agir, les facteurs environnementaux (la société, l’école, la famille) et les facteurs internes (l’angoisse, le remaniement de l’équilibre pulsionnel, les modifications corporelles, l’utilisation difficile du langage…)

Le passage à l’acte possède diverses significations psychologiques et psychopathologiques. Nous retiendrons particulièrement l’agir comme mécanisme de défense et donc processus mentalisé. L’adolescent va agir pour éviter de ressentir.  Ici, le passage à l’acte est une « conduite de fuite vis-à-vis de l’affect ou de la représentation désagréable à la conscience du sujet ». L’agir s’oppose à la prise de conscience.

Selon Philippe Jeammet, le passage à l’acte résulte d’une trop grande dépendance du sujet à son environnement. Il soutient que les pathologies de l’agir sont dues à une « absence d’un sentiment de sécurité interne (…) ».

Le geste suicidaire oblige ainsi le regard et l’attention de l’environnement et évite l’angoisse d’abandon et l’angoisse de la fusion ou de l’intrusion.

Les adolescents focalisent depuis quelques temps l’inquiétude des adultes. on assiste, à un affaiblissement des interdits avec une expression de plus en plus crue des désirs et, à une augmentation sensible de la violence sous formes aussi bien hétéro agressives avec des conduites délictuelles qu’auto agressives (TS, conduites à risques, multiplications des conduites adductives).

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  Suicides et TS : quelques définitions

 Le terme de suicide date depuis d’un peu plus de deux cent ans, utilisé par l’Abbé Des Fontaines en 1737, signifiant « le meurtre de soi même ». Ce terme est employé ici comme équivalent de suicide « effectif », terme préférable à celui de suicide « réussi ».

Du latin « sui caedere », se tuer soi même : acte délibéré de mettre fin à sa propre vie. Dans le domaine médical, on parle aussi d’autolyse (du grec « auto », soi-même, et « lyse » destruction.

Pour considérer qu’on est en présence d’un suicide, la mort doit être l’intention de l’acte et non simplement une de ses conséquences. Si le suicide a des conséquences légales, il doit être généralement prouvé qu’il y a eu intention et mort pour que l’acte soit qualifié de suicide selon la loi.

 Suicidé: personne décédée par suicide ;

 Suicidant : personne qui s’est manifestée par un comportement auto agressif à finalité plus ou moins autolytique ;

 Tentative de suicide (TS) : conduite ayant pour but de se donner la mort sans y aboutir ;

Selon l’OMS, c’est un « acte à issue non mortelle dans lequel un individu adopte délibérément un comportement inhabituel qui, en l’absence d’interventions d’autres personnes, lui sera dommageable, ou ingère une substance en quantité supérieure aux dosages thérapeutiques prescrits ou généralement admis,  et qui vise à causer des changements désirés par l’intermédiaire des conséquences physiques effectives ou attendues »

 Idéation suicidaire : idée que se fait un individu selon laquelle, le suicide pourrait constituer une solution à la situation dans laquelle il se trouve, et qu’il juge insupportable ou bien à la douleur morale et à la détresse qu’il éprouve ;

Crise suicidaire : état au cours duquel l’idéation suicidaire devient envahissante ;

 Suicidaire : « celui qui, sans réaliser un geste directement auto agressif, multiplie par ses comportements, les situations de risque où parfois sa vie, en tout cas sa santé, peut-être mise en jeu » ;

 

Équivalent suicidaire : ce terme recouvre différentes situations : certains refus de soins au cours de maladies graves, certains accidents, ou prises de risques extrêmes.

 II.Statistiques mondiales

 A.   Suicides et TS de l’adolescent dans le monde

 Le suicide est dans le monde la deuxième cause de décès des adolescents après les accidents de la voie publique. Entre 15 – 24 ans, près de 1000 jeunes meurent chaque années par suicide, entre 11 – 19 ans, 5% des jeunes ont fait une tentative de suicide et 2% en ont fait plusieurs. Plus fréquents dans le milieu rural qu’en milieu urbain

 En France, sur 380 tentatives et 30 suicides, 26% de leurs auteurs sont des jeunes de moins de 30 ans. Les modes de suicide utilisés par les adolescents sont souvent violents : la pendaison et l’usage d’armes à feu sont les plus fréquents (36 % et 31 %). Ces proportions sont plus représentatives des passages à l’acte des garçons, les filles utilisent la pendaison, les empoisonnements (27 % et 26 %) et les armes à feu dans 15 % des cas. Le rapport tentative de suicide sur suicide chez les adolescents serait de 22 pour les garçons et de 160 pour les filles. Les données concernant les tentatives de suicide ne sont pas aisément accessibles, ni complètes. En effet, une enquête sur la population générale montrait que 59 % des jeunes ayant fait une tentative de suicide n’en avaient parlé à personne. Dans cette même population, 3,7 % des 15-19 ans ont fait une tentative de suicide. Il existe une prépondérance féminine (5,6 % et 2,1 % chez les garçons). Dans 70 % des cas il s’agissait de la première tentative de suicide, dans 20 % de cas de la deuxième et dans 10 % de plus.

Au Japon, en 2001, on observe sur 31 042 suicides (24,4%), 586 jeunes de 0-19 (2,3%) : 387 garçons (2,9%) et 199 filles (1,6%). ces taux de suicides sont pour 100 000 habitants. En 2004, via le net, nous observons une recrudescence liée au report de sortie de jeu vidéo, et en 2005 liée à un relâchement des liens familiaux.

En Afrique, une enquête publiée en 1938, le Goff relève de 1930 à 1935, 76 cas de suicides dont deux adolescents dans l’ancienne AOF (Afrique Occidentale Française). Dans la société traditionnelle africaine l’environnement, la culture, la cohésion du groupe joue un rôle important, le suicide de ce fait était rare.

Expériences gabonaises

 Au Gabon, une étude prospective menée de Janvier 1982 à avril 1985 à la Fondation Jeanne Ebori, sur les suicides et TS, dénombre 247 cas représentant 39 suicides dont 12 adolescents entre 15-20ans (11 filles pour 1 garçons) et 208 TS dont 35 jeunes de moins de 20 ans (27 filles et 8 garçons). L’intoxication médicamenteuse représente 93,7% (Chloroquine).

En 2005, dans une étude prospective multicentrique réalisée dans trois hôpitaux (Centre Hospitalier de Libreville, Fondation Jeanne Ebori, Hôpital Pédiatrique d’Owendo) 187 patients âgés de 9 à 71 ans ont été colligés. La tranche d’âge la plus touchée est celle de 9 à 20 ans, avec un ratio 3/1 pour les filles ; pics horaires : entre 16h et 24h. Dans la majorité des cas, la conduite suicidaire a lieu au domicile habituel du patient ; les motifs les plus évoqués ont été le conflit parental et les difficultés sentimentales. Comme en 1985, les antipaludiques sont les plus utilisés ; 182 patients ont été considérés hors de danger après une observation médicale moyenne de 24 h.

Dans la plupart des cas sur le plan médical, la prise en charge du suicidant se résume à une réanimation, en milieu hospitalier, teintée de beaucoup d’agressivité de part du personnel soignant, rarement relayée  par une prise en charge psychiatrique et psychologique.

 III.Quelques commentaires

La pauvreté des documents et des travaux sur le sujet en Afrique centrale.

 La prédominance féminine observée des suicides et TS peut s’expliquer par la précocité pubertaire chez la fille par rapport aux garçons, et le fait que les garçons aient la possibilité d’exprimer leur mécontentement ou l’incompréhension par d’autres moyens tels que la délinquance ou l’agressivité contrairement à la femme qui n’aurait d’alternative que de se faire violence.

Chez l’adolescent, l’acte suicidaire est plus souvent un moyen de fuir une tension insupportable que le point d’aboutissement d’un véritable désir de mort. L’adolescent concerné peut consciemment éprouver le désir de mourir mais, très souvent il espère échapper à son vécu insupportable, c’est-à-dire en finir avec « la vie là… » dans l’espoir d’une autre vie.

Au Gabon, les antipaludiques ont été dans le passé les plus utilisés dans la tentative de suicide, aujourd’hui les cocktails médicamenteux et les produits toxiques sont retrouvés ; contrairement à l’Europe où la pendaison est le moyen le plus utilisé. Peut-on penser que l’intoxication médicamenteuse a été préférée aux méthodes violentes, peut-être parce que le but recherché n’est pas tant la destruction de soi, mais une agressivité dirigée contre l’entourage ? Ou encore faut-il interpréter ce geste comme un appel à l’aide lorsque le discours ne passe pas ? Et/ou un chantage au suicide utilisé par les jeunes ?

 Ce chantage constitue une arme redoutable de dissuasion pour éviter les remarques de l’entourage familial. La mort intervient malheureusement comme accident de ce « flirt avec la folie » d’un moment. L’impulsivité des jeunes et leur agressivité sont les principaux facteurs de la non prise de conscience du danger de leur geste.

Cette flambée de comportements agressifs est le résultat du morcellement et de la désorganisation des modèles collectifs d’identification. On assiste de nos jours à un effacement du rôle médiateur que joue normalement, la cellule familiale entre la culture et les jeunes, et l’organisation communautaire entre jeunes. Or l’adolescence est une construction socioculturelle, elle évolue parallèlement aux changements sociaux ; la famille et la société proposant aux jeunes des modèles, valeurs et principes de conduites. Il y a une sorte de rébellion dirigée contre l’autorité, contre l’aîné, contre le père, contre l’ancêtre… et donc contre la culture. La cause est la dislocation de la hiérarchie, l’effritement du système initiatique qui conféraient à l’aîné, à l’ancêtre, la primauté de la parole, le droit de la décision.

La raison de vivre, le suicidant l’attend de sa famille, mais pour de multiples raisons, la communication est impossible sous forme verbale. Peut-être que dans cette recherche de communication, l’argument utilisé pour convaincre soit très dangereux pour notre société, à savoir l’angoisse contenue et véhiculée par le geste suicidaire.

Le rôle du médecin, n’est-il pas une prise en charge globale de la souffrance (physique et/ou mentale) de son patient ?

 Conclusion

 À l’issu de cette analyse, nous nous rendons compte des données épidémiologiques disparates en Afrique et l’insuffisance de la prise en charge psychologique. La banalisation par certains parents, professionnels de santé,  des comportements ou chantage, du discours attrait au suicide de certains jeunes; la rareté des structures préventives ; la faiblesse du personnel soignant en santé mentale constituent un handicap dans la prise en charge des tentatives de suicide. Un élément majeur de cette prévention demeure l’écoute. Il faut donc sensibiliser tous les acteurs de la vie sociale (parents, enseignants, personnels soignants…), car il est indispensable de repérer et traiter de façon préventive les personnes à risque.

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6 Réponses

  1. UN COMMENTAIRE DU PERE PAUL NANFACK

    Bonjour Jean et merci pour ton article sur le suicide.

    Tu en fais un bel aproche psychologique. Je pense que tu lui apporterais du tonus en l’abordant sur le plan sociologique. Emile Durkheim developpe toute une thèse sur la question. L’homme en effet est pour les 3/4 le produit du processus social c’est à dire de la pression sociale, de l’ éducation reçue indépendamment de l’institution, de son histoire personnelle, et sa personnalité sur le plan héréditaire ne tiendrait que pour 1/4. Autrement dit le suicide serait avant tout un problème d’intégration sociale. Il s’ensuit que nous ne pouvons pas faire abstraction du collectif qui est lieè à chaque type de suicide dont Emile en distingue plusieurs tels que le suicide égoïste, le suicide anomique, le sucide altruide, ce dernier étant est un acte raisonné et obligatoire ou encore le resultat d’un force de la conscience collective. Exemple le suicide de Pierre Beregovoi (1er ministre français au moment de son suicide). Dès lors qu’il y a une marque de collectif derrière chaque suicide, il devient difficile de gérer ses angoisses à la manière d’une démocratie dans laquelle la minorité n’a forcément pas tort, car il n’ y a rien de plus difficile que d’être médiateur entre soi et soi-même. Ainsi donc « être soi-même » n’est focément synonyme « d’assumer ses différences, ses opinions , …..malgré les railleries » Le social est une machine qui peut vous broyer à tout moment. Notre réussite, quelque soit le niveau, doit être quelque part approuvée par un collectif social car c’est elle qui défint la norme de la réussite indépendamment de l’indivudu que nous sommes, même s’il est vrai que notre voix compte.
    Néanmoins il reste vrai que dans la vie il faut ne fusse qu’une personne qui peut nous écouter en tout confiance

    Père Paul NANFACK

  2. Je souhaiterai que tu fasses une étude sur le terrain cela peut en nous donnant des chiffres. Il y a des lieux comme les établissements secondaires et universitaires, ceux qui ne fréquentent plus. A moins que ton analyse ne se limite qu’en france alors que tu résides en afrique.

  3. Nombreux légitimait que le suicide est un phénomène qui ne touche que les personnes adultes, or cette réalité n’épargne pas les adolescents. Par ces attitudes qui touchent les couches d’âge, on peut conclure que le suicide est un phénomène social à ne pas négliger.
    La déception, le découragement, la honte de, sont pour ma part un motif de se donner la mort volontairement. La déception peut être vu sous plusieurs angles : l’aspect affectif. Il y a des jeunes soit à cause de l’infidélité de son partenaire, le manque d’amour avec les parents qui ne permettent pas à leurs gosse de s’ouvrir aux autres, »les moines de la maison pendant les vacances », la peur que les parents découvrent qu’on porte une grocesse alors que l’on est vu comme un enfant exemplaire……Un autre aspect c’est l’influence des médias, etc. Mais le problème demeure car il faut trouver des moyens pour remédier à ce fléau au niveau des jeunes, comment faire, peut-on les satisfaire pour ne pas tenter ce geste car pour moi, un jeune qui finit par avoir une telle idée ou a tenter de le faire, peuvent finir par matérialiser leur rêve

    • Merci pour la réaction. La construction d’un monde meilleur relève de la responsabilité individuelle et collective. Donnons nous des idées et enrichissons nous mutuellement.

  4. Travail fouille et tres enrichissant! Merci aux gestionnaires du website et au chercheur.

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