CHANGER SA VIE POUR ETRE HEUREUX

Changer sa vie de mal en bien dépend essentiellement de vous et de ce que vous vous dites chaque jour. Tout le monde est capable de transformer le mal en bien, la calamité en opportunité, l’échec en réussite. Il y a bien des conditions à remplir pour devenir un faiseur de miracles, un transformateur d’énergies, un convertisseur d’esprit. La première est de savoir accepter des situations qui s’imposent par elles-mêmes. Ex : vieillir, être malade, voir un être proche disparaître, se faire voler au marché central ou dans un taxi. Accepter ne veut pas dire consentir avec résignation ni subir sans rechigner. Accepter veut dire admettre que cela peut arriver à tout le monde, malgré les précautions et les préconisations. La deuxième est d’admettre que la solution à un problème est souvent multiple. Cela veut dire, il n’y pas qu’une seule et unique solution à mon problème. Il y a plusieurs solutions possibles. Tout dépend de l’angle d’attaque. Quand toute notre pensée est exclusivement tournée vers une seule solution, et si celle-ci paraît inatteignable, notre approche devient source de frustration, d’exaspérations et de stress. De l’attitude mentale nait le bonheur comme le malheur. La perception de l’issue a tendance à influer sur notre morale. La troisième est de prendre du recul face à ce qui nous paraît comme obstacle. Prendre du recul suppose que l’on ne puisse pas se laisser emporter ni intimider par la colère, les soucis, la peur, les émotions fortes,… Cela implique aussi l’analyse de la situation : les vraies causes. On a tendance à réagir aux situations avec promptitude sous la haute et dynamique impulsion de nos passions et idées préconçues. Il vaut mieux rester au dessus de la mêlée. La quatrième est de se construire une échelle ascendante des possibilités, partant de la plus grande à la plus petite piste, qui peut contribuer à la résolution progressive de l’équation qui semble apparemment insoluble. Il faut également définir la méthode et le plan d’action susceptible de canaliser vers le changement sans brutaliser les personnes, les situations ou l’environnement au sens global. Les stratèges évitent souvent de violer brutalement les lois de la nature. Pour agir sur la nature, ils vont jusqu’à demander sa tacite permission. La cinquième est de se dire comme l’a dit un sage : « la meilleure chose que l’on puisse faire quand il pleut, c’est de laisser pleuvoir ». Il y a des choses, des situations et des personnes qui ne peuvent être changées. Il y a des jeunes arbres que l’on peut redresser. Il y en a qui ne peuvent se redresser malgré leur jeunesse et toute notre bonne foi. Chaque être humain est un arbre spécifiquement immobile. Il peut changer en hauteur, en profondeur, en largeur, avec des extensions imprévisibles qui se manifestent par ses branches. Quand j’accepte ce principe de base, bon gré malgré, le changement ne se passe pas dans l’autre, mais en moi. Il y a un tas d’imprévus dans la vie que nous ne pouvons ni comprendre ni changer. Nous sommes souvent déconcertés par la non-maîtrise des évènements non-anticipés. Quand nous acceptons les autres et les situations dans leur imprévisibilité, nous prenons le dessus sur eux. Ils ne peuvent plus nous détruire ou nous casser. Le sage est celui qui accepte ce qu’il ne peut changer pour être en paix avec soi et les autres.

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Il y a deux manières d’appréhender les changements : – Tout changement d’état de vie, de situations socio-économiques nous libère certainement des contraintes et nous apporte de nouvelles autonomies. – Tout changement nous prive de nos habitudes et nous impose de nouvelles façons de vivre. Il nous fait subir. Chacun est libre de choisir l’approche qui lui convient. Pour être heureux, il faut s’adapter aux changements qui ne dépendent pas toujours de nous. Au lieu de me plaindre par rapport à ce que je ne suis pas, ce que je n’ai pas, ce que les autres ne sont pas, ce à quoi je ne m’attends pas, … il paraît plutôt sage de se consacrer à des causes plus grandioses. La Mère Teresa de Calcutta n’a eu ni enfant ni fortune, mais elle s’est consacrée à autre chose qui a sublimé son existence. Son être-avec l’autre l’immortalise. Mandela a passé vingt sept en prison et a connu l’apartheid. Au lieu de condamner et de persécuter les blancs, il a préféré travailler pour la réconciliation et le rapprochement entre les deux peuples qui se considéraient comme ennemis. Cet engagement a fait de lui une étoile mondiale. Personne ne parle de ses comptes bancaires. Il y a des situations qui paraissent comme des tragédies. Elles sont douloureuses et irremplaçables. La mort d’un être cher peut briser le sens même que nous donnions à l’existence. Ici intervient une notion plus subtile. Notre compréhension de la PRESENCE. La présence, est-elle simplement physique ? La présence est comme la conscience. Nous la sentons, nous l’évoquons lors des débats mais nous ne l’expérimentons pas physiquement. C’est un peu comme le vent, comme la pensée, etc. La disparition d’un être cher est très douloureuse parce que nous sommes profondément marqués par la matière, par la présence au sens physique exclusivement. Le passage de la matière au spirituel demande un effort, une élévation, j’oserai dire une démarche de foi. J’ai entendu un prêtre citer pendant une prédication un auteur dont j’ignore le nom en ces termes « oui, le but de ma vie est perdu mais il y a une loi de la Vie qui affirme que : lorsque le destin ferme une porte, la foi en ouvre une autre. Je cherche donc la porte ouverte par la foi, et j’y trouverai un but plus grand et noble. Et je le réaliserai ». Pour changer le négatif en positif, la méthode nous impose de d’analyser avec force détail ce qui nous paraît comme obstacle ou mal, d’envisager plusieurs solutions qui partent des autres à soi-même, de hiérarchiser par un plan d’action l’ordre d’intervention, de définir les différents intervenants desquels dépendent les solutions, d’évaluer objectivement notre capacité d’intervention ou de fédération d’énergies en vue des solutions mutuellement satisfaisantes et de tirer des leçons pour l’avenir. Celui qui me tourne en bourrique me rend sage pour l’avenir. Je suis libre de considérer cette expérience comme une simple escroquerie ou de me convaincre que cela a été une école de la vie qui pourra bouleverser ma vie dans l’avenir. Pourquoi ne pas terminer cette réflexion avec une belle prière de Marc Aurel : « Mon Dieu, donne-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en connaître la différence » Jean KAZADI muazadi@yahoo.fr https://conseilsgratuits.wordpress.com/ Copyright © 2009 Jean KAZADI. All Rights Reserved.

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3 Réponses

  1. félicitations pour cet aricle, il est source d’inspiration et plein d’enseigenements. je pense l’homme de commun que nous ommes a besoin de connaitre ces petits détails qui causent souvent le malheur en nous: connaître et accpter nos différences source du vrai amour et de la réconciliation. nous aurons beaucpou à gagner si nous savons écouter, comprendre et accepter les autres comme ils sont et d’améliorer chaque jour notre quotidien.

  2. Bonjour Jean!
    Félicitations sur cet article sur le quotidien de l’Homme. Sur la forme, je réclame des paragraphes, j’ai eu du mal à lire et à suivre l’essence du sujet..
    Sur le fond, je suis en accord avec votre analyse et vos conseils éclairés. J’ai surtout apprécié la position à adopter face à la perte d’une personne chère, j’espère m’en souvenir le cas échéant.

    Mais, en lisant le titre j’ai fait tout de suite cette réflexion: Pourquoi faut-il changer de vie pour être heureux? Mais en lisant l’article, j’ai compris que nous parlons de vision de perception du quotidien…

    Je me suis retrouvé un jour dans une séance de sophrologie où l’on nous demandait de visionner quelque chose d’agréable, j’ai du longtemps chercher dans ma tête pour retrouver un paysage, une vision reposante, … quand je me suis souvenu de mon jardin devant lequel j’adorais prendre le petit déjeuner les week-end, je n’arrivais pas à le reconstituer dans ma tête… surtout à en avoir une vue globale.

    A partir de cette expérience j’ai compris combien de chose nous regardons sans réellement les voir, combien de gens nous écoutons sans les entendre… Les automatismes et la vtesse ont conquis nos vies, nous n’avons ni le temps d’écouter, ni le temps de voir, ni celui d’apprécier un sourire, un mets, ni les efforts de votre partenaire de vous plaire, ou son appel au secours,…

    Sachons apprécier les petites choses qui émaillent notre quotidien, la présence de l’autre, le sourire de notre enfant qui se sent en sécurité en notre compagnie, la chance d’avoir un gagne pain en ces moments de crise, la visite des amis, ou un coup de fil qui vient juste en quérir de vos nouvelles. A partir de là, on posera un autre regard sur la vie, sur nos relations par rapport aux autres, à l’entourage…

  3. Un avis de Mary, de PEKIN, CHINE

    Bonjour, ravie de partager avec les autres toutes ces réflexions très enrichissantes sur la vie quotidienne. Comme vous le dites si bien : ‘chacun de nous porte un jardin secret dans son cœur’. Mais que faire pour s’en sortir lorsqu’on est trahit, blessé par exemple? Pour qu’un fardeau lourd à porter soit supportable, il convient de se faire accompagner par une force invisible et quelques forces visibles. Pour moi la force invisible c’est Jésus.

    Personnellement, j’ai été très déçue dans ma vie et je crois porter les stigmates du Christ. Une grande blessure que seul Jésus a réussi à panser. Je me retrouve seule et abandonnée avec les enfants sans le vouloir après 10ans de vie commune. Mariée à l’église avec mon époux qui n’avait rien à me reprocher, d’après ses propres dires, mais qui pourtant a trouvé mieux de reprendre avec son ancienne femme la mère de ses enfants.

    Au début c’était très difficile. Mais au fil du temps avec la prière, je vis. Car comme le dit Saint Paul : ce n’est plus moi qui vit, c’est le christ qui vit en moi. Pour sortir des blessures aussi profondes comme les miennes, il m’a fallu prendre beaucoup de temps de désert (les retraites) et d’adoration tout en pleurant devant le Saint Sacrement, lorsque j’en ressentais le besoin.

    Il faut surtout éviter de se contenir pour ne pas attraper des malaises cardiaques et bien d’autres maladies. Un conseil très important c’est de vivre les difficultés obligatoirement en église, c’est-à-dire au sein d’une communauté des gens qui croient qu’il est possible de ressusciter même si on se retrouve déjà physiquement dans la tombe. Etre un chrétien de dimanche ne suffit pas.

    Vivre ses épreuves dans la communauté sans pourtant s’exposer, rester serein et confiant, connaitre un vrai passage à vide et se ressourcer à la source, voici un combat permanent à mener chaque jour pour changer sa vie de mal en bien, et être heureux. Je vous félicite pour cette initiative qui j’en suis convaincue, aide plus d’un. Que par ce travail, des vies sortent des tombeaux et soient ramenées à la vie. Puisse le miséricordieux nous accorder toujours sa grâce et nous combler de tous ses bienfaits.
    Mary HANDSOME

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