JEAN PAUL II UN GEANT

« Jean Paul II a ouvert au Christ la société, la culture, les systèmes politiques et économiques, en inversant avec une force de géant – force qui lui venait de Dieu – une tendance qui pouvait sembler irréversible. Ce fils exemplaire de la nation polonaise a aidé les chrétiens du monde entier à ne pas avoir peur de se dire chrétiens, d’appartenir à l’Église, de parler de l’Évangile. En un mot : il nous a aidés à ne pas avoir peur de la vérité, car la vérité est garantie de liberté »Benoît XVI.

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LA PUISSANCE DE LA GENEROSITE

Auteur inconnu

Un jour, un pauvre garçon, qui vendait des articles de porte en porte pour payer ses études s’aperçut qu’il ne lui restait qu’une pièce de 10 cents alors qu’il avait très faim.

Il décida donc de demander un repas à la prochaine maison. Cependant il perdit sa hardiesse lorsqu’une très jolie jeune femme ouvrit la porte . Ébahi par cette belle créature de la nature, au lieu du repas, il demanda plutôt un verre d’eau..

La jeune femme constatant qu’il était affamé et affaibli lui apporta un grand verre de lait. Il le but lentement et demanda :  » Je vous dois combien madame? » « Tu ne me dois rien du tout » répondit-elle. »Maman nous a appris à ne jamais accepter d’être payé pour une gentillesse » . Il répondit : « Alors je vous remercie du fond du coeur et que Dieu vous bénisse ».

En quittant la maison, Howard Kelly, en plus de se sentir plus fort physiquement, sentait aussi un regain de Foi en Dieu, car il était sur le point d’abandonner tout, découragé par ses labeurs et sa condition de misère et de galère. Plusieurs années plus tard, cette même jeune femme tomba gravement malade. Les médecins locaux étaient mystifiés. Ils l’envoyèrent dans la grande ville où ils firent appel aux grands spécialistes pour se pencher sur cette maladie rare.

Le Dr Howard Kelly fut appelé en consultation. Lorsqu’il entendit le nom de la ville d’où venait la malade, une lueur étrange brilla dans ses yeux. Immédiatement il se leva et alla dans le couloir menant à sa chambre. Vêtu de son sarrau il entra la voir.. Il la reconnut aussitôt surtout que sa beauté n’avait pas été altérée par le temps et par la maladie. Il retourna à la pièce des consultations, déterminé à faire de son mieux pour sauver sa vie. A partir de ce jour, il porta une attention toute spéciale à son cas.

Après un long combat, la bataille fut gagnée et la jeune femme retrouva tous ses sens et son charme.. Dr Kelly fit la requête que la facture finale lui soit envoyée pour approbation. Il y jeta un coup d’ oeil, écrivit une note dans la marge et envoya la facture à la chambre.. La malade craignait de l’ouvrir, étant certaine que ça lui prendrait le reste de sa vie pour la payer en entier. Elle prit son courage à deux mains et l’ouvrit finalement.

Quelque chose capta son attention sur le côté gauche de la facture. Elle lut ces mots: « Payé en entier avec un verre de lait » (Signé) Dr Howard Kelly. Des larmes de joie inondèrent ses yeux, elle tomba à genoux et son coeur rempli de joie, elle pria : « Merci mon Dieu que Ton amour et Ta miséricorde se répandent à travers les coeurs, les actes et les mains des humains. » Il y a un dicton qui dit ceci: « Du pain jeté à l’eau vous revient toujours ». L’acte de bonté que vous faites aujourd’hui peut bénéficier à vous ou à une personne que vous aimez, au moment où vous ne vous y attendiez pas.

Si vous ne revoyez pas cet acte de bonté de votre vivant, au moins vous aurez fait du monde une place où il fait bon vivre, vos descendants en récolteront les fruits. Et de toutes façons, n’est-ce pas le but de la vie?

DIEU CRUCIFIE EN AFRIQUE

BENOIT  AWAZI

Le Monde Diplomatique de Juillet 2009, Lectures p. 24.

 AFRIQUE.

 Le Dieu Crucifié en Afrique et Panorama des Théologies négro-africaines anglophones.

Benoît Awazi Mbambi Kungua

L’Harmattan, Paris, 2008, deux tomes : respectivement 330 pages, 31 euros, et 283 pages, 27,50 euros.

Théologien érudit, l’auteur propose une interprétation de la crise africaine, qu’il date de l’« irruption de la modernité occidentale au XVIe siècle » – traite, esclavage, colonisation, néocolonialisme. L’élaboration d’une théologie de la libération holistique devant, selon lui, permettre le dépassement de la médiation épistémologique, politique du christianisme colonial.

La tâche peut paraître rude si l’on songe aux conditions de l’accueil de l’Evangile par les Africains ; celles d’un « processus barbare et déshumanisant d’annihilation anthropologique ». Contrairement à l’Amérique latine, où l’éclosion d’une pensée chrétienne libératrice s’est située dans la lutte de la majorité de paysans pauvres contre une minorité capitaliste rapace, en Afrique noire c’est l’homme lui-même qui a été vidé de son humanité, qui a été « annihilé », écrit-il.

D’où la spécificité d’une théologie africaine de la libération, et l’émergence d’un « christianisme solidement arrimé dans la culture, la métaphysique et la mystique négro-africaine ». Un terrain fertile, dont ont surtout profité les Eglises évangéliques du spectacle importées des Amériques.

 Augusta Conchiglia.

LE SALAIRE DE L’HONNETETE

Un  roi  vieillissant  s’est réveillé un jour et s’est rendu compte qu’en mourant  il  n’aura  pas  de mâle (garçon) dans la famille royale pour le
remplacer.
Il était le dernier garçon (mâle) dans la famille royale dans une culture où seulement un mâle pourrait succéder au trône – et il vieillissait.
Il a décidé que s’il ne peut pas donner naissance à un mâle il adopterait un fils qui alors pourrait prendre sa place, mais il a insisté qu’un tel fils
adopté soit extraordinaire au sens réel du mot.
Il a donc lancé une compétition ouverte à tous les garçons de son royaume peu importe  leur  origine.

Dix  garçons ont réussi à cette compétition jusqu’au sommet.  Il  y  avait  peu  pour  séparer  ces garçons quant à l’intelligence, les
attributs physiques etc.
Le  roi  leur dit, ‘ j’ai une dernière épreuve et quiconque arrive à bout de cette  dernière deviendra mon fils adoptif et héritier à mon trône ‘.
Alors il  dit, ‘ Ce royaume dépend uniquement  de l’agriculture.
Donc le roi doit savoir comment cultiver des plantes. Voici une graine de maïs pour chacun de vous.

Emportez-la  à  la maison, plantez-la et élevez-la pour trois semaines.  À la  fin de trois semaines, nous verrons qui a fait le meilleur travail en
cultivant la graine.  Cette personne sera mon héritier. ‘
Les  garçons  ont pris leurs graines et sont rentrés pressés à la maison.  Ils ont eu chacun un pot à fleur et ont planté la graine dès leur rentrée à la maison.

Il  y  avait  une  énorme  excitation  dans  le  royaume puisque les gens attendaient  avec  souffle  de  savoir  qui  sera  destiné pour
être leur prochain roi.
Dans  une  maison, le garçon et ses parents étaient presque navrés quand, après  quelques  jours  de soin intense, la graine n’a pas poussé.  Il ne savait pas ce qui n’allait pas avec la sienne.
Il  avait  sélectionné  le  sol  avec  soin,  il  avait appliqué la bonne quantité  et  type d’engrais,il avait été très obéissant dans l’arrosage avec  les  bons  intervalles,  il avait  prié sur elle jour et nuit mais toujours sa graine s’était avérée improductive.
Quelques-uns  de  ses amis l’ont recommandé d’aller acheter une graine au marché et la planter.  Après  tout,  ils  ont  dit,   » comment  est-ce que quelqu’un peut différencier une  graine de maïs d’un autre  ? »
Mais ses parents qui lui avaient  toujours  appris la valeur de l’intégrité lui ont rappelé que si le  roi  voulait  qu’ils plantent juste du maïs, il aurait demandé qu’ils aillent chercher  leur propre graine. 
Si tu prends n’importe quelle autre graine différente de celle que le roi t’a donné cela serait malhonnête. Peut-être nous ne sommes pas destinés pour le trône.
S’il en est ainsi, donc laisse, ne sois pas celui qui va tromper le roi ; lui disent-ils !

Le  jour  « J »  arrive  et  les  garçons  reviennent  au palais chacun d’eux fièrement exhibant un plant du maïs très fin.
C’était  évident que les autres neuf garçons avaient eu grand succès avec leurs graines.
Le  roi descend le long du rang où sont alignés les garçons passionnés et demande  à chacun d’eux, »c’ est ce qui est sorti de la graine que vous ai donnée ? » Et chaque garçon répondit,  » Oui, votre majesté « . Et le roi fait un signe de la tête et descend le long de la ligne.
Le roi finalement arriva au dernier garçon au haut de la ligne.  Le  garçon était secoué par la peur. Il se disait que le roi allait le jeter en prison pour avoir gaspillé sa graine.

« Qu’est-ce  que  tu as fais avec la graine que je t’ai donnée? »Lui  demanda le roi.  Je  l’ai  plantée  et me suis occupé d’elle diligemment votre majesté, mais hélas elle n’a pas poussé.  Dit le garçon en larmes quand la foule l’a hué. 
Mais  le  roi a levé ses mains et demandé le silence. Alors il a dit,  » Mon peuple,  voici  votre  prochain  roi  « .  Les gens ont été confus. Pourquoi
celui-là  ? Beaucoup se sont demandés.Comment est-ce qu’il peut être le bon choix  ? Le roi a pris sa place sur  son  trône  avec  le  garçon  à  son côté et dit, j’ai donné à ces garçons des graines bouillies.

 Cette épreuve n’était pas pour cultiver le maïs.  C’était  l’épreuve  de  caractère ;  une  épreuve  d’intégrité. C’était l’épreuve ultime.
Si  un roi doit avoir une qualité, ce serait celle d’être au-dessus de la malhonnêteté.

Seule ce  garçon a réussi l’épreuve. « Une graine bouillie ne peut pas pousser ».  Nous  vivons  dans  une société qui est obsédée par le succès et beaucoup cherchent  le  succès à  n’importe  quel  prix.  Ils  disent que la fin justifie les moyens, c’est la tragédie de la vie.
Vous  voyez, l’apparent échec est souvent une école de la sagesse pour  nous élever.

Mais  beaucoup  cherche  à  contourner  l’échec  à tout prix, même  en recourant aux moyens douteux.  Quand  un  fonctionnaire  construit  une grande maison et envoie ses cinq enfants  dans  les  écoles chères pour lesquelles il n’a pas assez de revenu, par le recours à des moyens illicites pour y parvenir, est  ce que cela n’est pas le cas d’une germination de la graine bouillie ?

Quand  un  ministre entretien une maîtresse prodigue et  en  même temps élève des maisons avec des moyens supérieurs à son revenu en tant que ministre, est-ce que  ce  n’est  pas  le  cas d’une graine bouillie qui vient pousse ?

Nous devrions cesser d’acclamer des malhonnêtes dans le MONDE !

 La culture du résultat EXCEDENTAIRE permanent peut être une mauvaise conseillère.  Faut-il par exemple, que tous se marient ? Est-ce qu’une femme adulte  non mariée serait moins femme ?.

Que veux dire réussir à l’école ?  est-ce : avoir un diplôme à tout prix, passer en classe supérieure ?,  bien comprendre ses leçons, etc.Mais il y a en ceux  ou  celles  qui jetteront leurs scrupules seulement pour obtenir un époux.

La  course  n’est  pas  pour le martinet et la bataille n’est pas pour le fort.  Donc  comment,  dans ce MONDE les martinets gagnent les courses et les forts les batailles ?

La graine bouillie ne pousse pas.

La prochaine fois que vous voyez une personne prospère, demandez vous quel genre de graine il lui a été donné et lui demandez, ‘ comment votre graine a t-elle pu germer?

 « TOUT POUR LA GLOIRE DE DIEU »
Auteur inconnu

QUEL RISQUE PEUT-ON PRENDRE AU NOM DE DIEU ?

(ou) Doit-on au nom de la foi prendre n’importe quel risque ?

Un dimanche matin pendant la messe, une assemblée de 999 membres était très étonnée de voir deux hommes vêtus de noir de la tête aux pieds entrer dans l’église avec des armes automatiques.
                                     
L’un des hommes dit à haute voix : « Que celui qui est prêt à se prendre une balle pour Christ reste à sa place. »   Immédiatement, la chorale a pris la fuite…  Les diacres ont pris la fuite…  Et une majorité de l’assemblée a pris la fuite…

Finalement, il n’en reste plus qu’une vingtaine.   L’homme qui avait parlé retira sa capuche… Puis il regarda le prêtre et dit : « Bonjour mon père, je me suis débarrassé de tous les hypocrites… maintenant vous pouvez continuer votre culte. Passez une bonne journée ! » 
 
Et les deux hommes se retournèrent, sortirent et s’enfuirent avant l’arrivée de la Police.

 (Auteur inconnu)

 QUEL  EST  VOTRE  AVIS ?

 Est-ce que ceux qui ont fui ont eu raison ou tort ?  Pourquoi ?

Est-ce que ceux qui sont restés ont eu raison de ne pas fuir ?  Pourquoi ?

Quels sont les critères qui permettraient d’évaluer objectivement les éléments constitutifs d’un risque que l’on prendrait avec RAISON au nom de Dieu ?

Quels problèmes soulèvent cette histoire ?

LA RESTAURATION DE LA NATION PAR LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Message de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO)

aux fidèles catholiques, aux hommes et aux femmes de bonne volonté

 à l’occasion du 49 e anniversaire de l’indépendance de la RD Congo

 « La justice grandit une nation » (Pr 14, 34)

Introduction

1. Le 30 juin 2010, notre pays la RD Congo célébrera les 50 années de l’existence de la Nation congolaise indépendante. Dès maintenant, nous sommes invités en tant que citoyens et chrétiens à une célébration de cet événement qui soit la plus digne et en même temps la plus fructueuse et la plus prometteuse de toutes pour l’avenir de notre pays.

2. En vue d’une commémoration qui nous engage dans la construction d’un avenir meilleur pour tous les Congolais, Nous, Archevêques, Evêques et Administrateur diocésain, membres de la CENCO, réunis en Assemblée plénière du 6 au 10 juillet 2009, apportons notre contribution en rappelant l’importance de la justice qui seule grandit la nation (cf. Pr 14, 34) et en indiquant les choix fermes à opérer pour un Congo prospère et heureux.

I.. L’horizon du cinquantenaire de notre pays

3. Il y a presque 50 ans que nos prédécesseurs accueillaient l’annonce de l’indépendance de notre pays en ces termes : « L’Eglise salue avec grand espoir l’annonce de l’indépendance du Congo (…). Elle est convaincue qu’avec la loyale et généreuse collaboration de tous, notre pays peut devenir prospère et heureux , capable de tenir dans l’histoire de l’Afrique et du monde le rôle que la providence lui réserve ». C’est aussi dans cette direction que les pères de l’indépendance s’engageaient à faire avancer le pays vers ses destinées les meilleures pour le bien-être du peuple dans son ensemble.

4. Quelles sont aujourd’hui, 49 ans plus tard, les destinées de notre pays ? Il sied de reconnaître des avancées indéniables, notamment la conscience d’appartenance à une même Nation, la cohésion sociale qui a permis de résister aux velléités de balkanisation, la mise en place des institutions démocratiques, l’émergence d’une élite autochtone de renommée incontestable. Cependant, la RD Congo a aussi beaucoup reculé. Au fil des années, des antivaleurs ont déconstruit le tissu éthique de notre société . Des guerres à répétition ont entraîné des milliers de morts. Les infrastructures sociales sont en cours d’effondrement inquiétant. L’administration publique, la territoriale, la magistrature, l’éducation nationale, l’armée, la police, etc ne sont plus des structures qui donnent pleine satisfaction à la population. Le peuple est clochardisé et voué à la débrouillardise. Tout le monde se plaint de cette situation et la décrie.

II. Tout le monde se plaint

5. En effet, de la base au sommet, tout le monde se plaint des conditions de vie qui deviennent de jour en jour plus ardues pour la majorité de la population. Dans ces plaintes et gémissements, le peuple en particulier pointe du doigt la corruption qui est devenue, comme nous l’affirmions dans un précédent message, « le cadre général de vie et d’action politique en RD Congo ». Aucune institution en RD Congo n’en est épargnée tant la pratique tend à devenir normale aux yeux de beaucoup de Congolais. De l’école primaire à l’université, dans les cours et tribunaux comme dans d’autres instances de décision et d’exécution, des réseaux maffieux continuent, imperturbables, d’opérer. Une sous-culture marquée par la corruption est en train de s’installer dans la gestion de l’Etat. Comme un cancer, la corruption renforce le dysfonctionnement du système judiciaire. Tout le monde s’en plaint et la dénonce mais une réelle volonté de la combattre et de l’éradiquer fait encore défaut .

La corruption affaiblit l’autorité de l’Etat

6. Malgré les engagements pris par le Gouvernement, nous ne voyons pas une détermination réelle des acteurs politiques de concevoir et de faire fonctionner un mécanisme et des modalités cohérents de prévention et de répression des actes de corruption. Comment comprendre cet état d’inertie quasi-totale ? En effet, « parmi les déformations du système démocratique, la corruption politique est une des plus graves, car elle trahit à la fois les principes de la morale et les normes de la justice sociale ; elle compromet le fonctionnement correct de l’Etat, en influant négativement sur le rapport entre les gouvernants et les gouvernés ; elle introduit une méfiance croissante à l’égard des institutions publiques en causant une désaffection progressive des citoyens vis-à-vis de la politique et de ses représentants, ce qui entraîne l’affaiblissement des institutions ».

7. La responsabilité du Gouvernement dans cette situation est engagée . La corruption est une des bases de la répartition inéquitable de la richesse nationale entre la classe opulente constituée des autorités publiques et la majorité de la population qui vit misérablement. En plus, la corruption entretenue par l’impunité entraîne la dégradation des infrastructures de base, le découragement des opérateurs économiques, le mépris des textes et des normes, l’appauvrissement de l’Etat et son affaiblissement.

8. Cet affaiblissement de l’autorité de l’Etat est ressenti davantage par la population de nos quartiers et de nos villages où des assassinats, des viols et des vols sont perpétrés dans l’impunité générale de même que des détournements des biens communs et des maigres salaires des fonctionnaires de l’Etat, des policiers, des militaires et des enseignants.

9. Le Congolais fait l’expérience de l’abandon de l’Etat. Il est à la merci de tout. Des refoulements de Congolais des pays voisins dans des conditions de violence et d’humiliation n’ont pas encore provoqué une réaction crédible d’indignation de la part de nos gouvernants. Ces refoulés et plusieurs déplacés sont abandonnés à leur triste sort, sans une assistance appropriée, à la hauteur de leur détresse. Des groupes armés dévastent par intermittence l’Est et le Nord-est du pays, l’intégrité du territoire est sérieusement menacée, certaines parties du territoire échappent au contrôle du pouvoir central. Autant de situations qui révèlent l’affaiblissement de l’Etat et qui doivent interpeller le Gouvernement.

La faiblesse de l’autorité de l’Etat et les Organisations d’aide

10. Les Organisations d’aide qui opèrent en RD Congo comme pour épauler notre population se sont rendues compte de la faiblesse de l’Etat. En l’absence d’un Etat censé planifier et canaliser l’aide extérieure suivant ses propres priorités et les besoins de sa population souffrante, les Organisations d’aide en RD Congo s’établissent où elles veulent et font ce qu’elles veulent. Cette manière de faire renforce dans la population le sentiment d’abandon par l’Etat. Comme vient de le souligner le pape Benoît XVI dans sa lettre encyclique Caritas in veritate : « il arrive parfois que celui à qui sont destinées des aides devienne utile à celui qui l’aide et les pauvres servent de prétexte pour faire subsister des organisations bureaucratiques couteuses qui réservent à leur propre subsistance des pourcentages trop élevés des ressources qui devraient au contraire être destinées au développement ». La prolifération des fondations et Organisations non gouvernementales créées par les Congolais eux-mêmes obéit à l’esprit de lucre. La plupart de leurs initiateurs ayant compris la faiblesse de l’Etat, s’ingénient et excellent dans le détournement des biens et des fonds destinés à la base.

L’affaiblissement de l’autorité de l’Etat par des forces externes

11. L’affaiblissement de l’autorité de l’Etat est dû également à des causes externes. A bien observer, l’on dirait même qu’il est orchestré par des organisations et pouvoirs occultes qui veulent avoir la main-mise sur la RD Congo et ses richesses qu’elles tiennent à contrôler et exploiter à souhait. La plupart sont de mèche avec des Congolais qui placent leurs intérêts au-dessus du bien de l’ensemble de la population. Certains s’illustrent par leur cupidité et l’accaparement des richesses forestières et minières au détriment des populations locales. Il y a de sérieuses raisons pour douter de la sincérité de l’intention qu’ils affichent d’aider la RD Congo. D’aucuns se demandent si l’on n’entretient pas des conflits et si l’on n’oppose pas des groupes ethniques les uns aux autres pour que perdure indéfiniment la présence en RD Congo de ces organisations et de ces pouvoirs occultes. Et comment ne pas y voir un rapport avec l’embargo sur les armes imposé à notre pays ? N’est-ce pas là une volonté de l’affaiblir de l’extérieur ?

12. Sur fond de la misère, des formes déviantes de religiosité sont en train de se développer étrangement dans notre pays au point de détourner l’attention des Congolais de leurs responsabilités dans la société. Elles font espérer que le changement viendra comme par un coup de baguette magique. Elles détournent la population du sens de ses responsabilités sociales pour s’assumer et prendre en main son propre destin.

Des enrichissements malhonnêtes au sein d’une population appauvrie

13. Pendant ce temps, des gouvernants, des gestionnaires de la chose publique et des hommes d’affaires malhonnêtes s’adonnent à un enrichissement éhonté, injustifiable par rapport à ce qu’ils gagneraient loyalement. Cet enrichissement constitue une offense à la misère généralisée dans laquelle croupissent la majorité de la population et des familles entières.

14. Ayant perdu le sens de l’Etat et de sa finalité, certains dirigeants ne se soucient guère de la population. Ils ne se préoccupent que de leurs affaires et de leurs propres intérêts pour lesquels le bien commun est sacrifié. En somme, nous assistons à un renversement des priorités et des valeurs : les affaires privées ont pris le dessus par rapport au bien de l’ensemble. N’est-ce pas cela qui explique entre autres le mépris des lois jusqu’au manque de respect de la Constitution, Loi Fondamentale, pour asseoir notre jeune démocratie et redonner confiance en l’ordre social.

III. Notre engagement pour un avenir prospère et heureux

15. L’espérance chrétienne nous engage à croire et à affirmer que malgré ces dérives, l’avenir prospère et heureux du Congo envisagé par les pères de notre indépendance n’est pas une vaine utopie. Nous comptons en effet sur le Seigneur qui nous a donné ce pays et nous entoure de sa protection continuelle. Mais, pour que cet avenir devienne réalité, il nous faut aussi changer notre échelle de valeurs, opérer des choix courageux et judicieux et prendre le plus bel élan pour bâtir un Congo nouveau.

Changer notre échelle de valeurs

16. Il est impérieux de nous forger une nouvelle échelle de valeurs par rapport aux antivaleurs qui déconstruisent le tissu éthique de notre société. Quand une société perd les repères fondamentaux comme ceux du bien commun, de l’organisation sociale de la vie, de l’engagement pour l’intérêt de tous ; lorsqu’une société s’enferme dans l’accoutumance à la violence et dans la perversion des mœurs ; quand les dirigeants d’une nation n’ont plus le sens de leurs responsabilités et qu’ils se pervertissent dans la recherche d’un enrichissement facile et sans scrupule, dans la criminalité économique, où voulez-vous que cette nation aille sinon vers son effondrement ? Il est donc temps de rappeler à notre peuple et à nos dirigeants qu’il existe des valeurs fondamentales sans lesquelles la vie, le progrès, le développement et le bonheur de la nation ne sont pas possibles. Ce sont notamment ces valeurs du bien commun, du respect absolu de la Loi Fondamentale, d’un développement solidaire qu’il nous faut redécouvrir.

Opérer des choix judicieux et courageux

17. Un avenir meilleur pour notre pays postule le choix de ce qui est essentiel et fondamental en vue d’édifier un Congo à la mesure de ses potentialités. Il s’agit de faire le choix pour une politique d’engagement communautaire, une éthique d’un enrichissement mutuel, du bonheur partagé et de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il mérite. Nous invitons notre peuple à se convaincre que c’est grâce à des valeurs morales et des convictions profondes en Dieu qu’il peut trouver la force de résister aux idoles de ce monde.

Le choix de revenir au sens de l’Etat et du bien commun

18. La vraie démocratie s’édifie dans le respect des libertés individuelles. Tout en encourageant à lutter contre l’impunité, nous rappelons que l’Etat n’est pas là seulement pour réprimer. Le dirigeant congolais, à quelque échelon qu’il soit de son pouvoir, doit se rappeler que l’idéal politique est un idéal éthique. « La responsabilité de poursuivre le bien commun revient non seulement aux individus, mais aussi à l’Etat, car le bien commun est la raison d’être de l’autorité politique ».

Le choix de la justice sociale et de la lutte contre la corruption

19. La justice sociale « grandit la nation » (cf Pr 14, 43), elle crée un climat de paix et d’harmonie dans la société du fait que la loi protège tout citoyen des exactions et de tout abus de pouvoir. Une telle justice implique l’existence d’un Etat de droit, dans lequel personne ne concentre tous les pouvoirs entre ses mains. La justice sociale et distributive doit être promue car elle offre à tous une égalité de chance fondée sur les mérites objectifs et non sur le clientélisme. Cette égalité de chance permet à l’Etat et à ses institutions de garantir le bien commun et de promouvoir un développement solidaire et intégral du pays. Le Souverain pontife Benoît XVI le souligne avec justesse dans sa lettre encyclique Caritas in veritate : « C’est une exigence de la justice et de la charité que de vouloir le bien commun et de le rechercher. Œuvrer en vue du bien commun signifie d’une part, prendre soin et, d’autre part, se servir de l’ensemble des institutions qui structurent juridiquement, civilement et culturellement la vie sociale qui prend ainsi forme de la cité ». La corruption vient contredire tous ces principes en instaurant comme norme l’intérêt égoïste, le népotisme, le tribalisme et le détournement. Il faut dès lors mener une lutte sans merci contre la corruption si nous voulons que notre pays se développe de manière harmonieuse . Le succès de cette lutte est aussi fonction de l’engagement de la population appelée à sortir de sa passivité pour dénoncer la corruption et éviter ainsi de devenir complice d’un mal dont elle est elle-même la première victime.

Le choix de la formation du peuple

20. Il est plus que temps que la formation et l’information du peuple soient considérées comme l’une des priorités de l’Etat et de la classe politique. Seul un peuple formé et informé deviendra capable de jouer son rôle. La formation doit viser à lui redonner des repères moraux, les seuls capables d’humaniser ses rapports avec ses semblables et de les servir dans la justice et l’honnêteté. L’absence d’une opinion publique bien formée dans notre pays, capable de peser sur les décisions n’encourage pas le contrôle de ceux à qui le peuple a confié un mandat. L’Eglise a pris la mesure du défi de l’éducation tant spirituelle, morale que civique aux fins de former le nouvel homme congolais capable de résister face à la dictature d’un gain facile et de l’avoir. Elle s’engage à poursuivre son programme d’éducation civique axé sur la participation des citoyens à la gouvernance locale et la lutte contre la corruption.

Prendre un nouvel élan

21. L’heure a sonné pour nous lever afin de reconstruire notre pays sur des bases solides. Après avoir été, comme le dit notre hymne national, ‘ longtemps courbés’, dressons nos fronts, tenons-nous droits et restons dynamiques pour aller plus loin. Toutes les couches sociales du peuple doivent pleinement assumer leur part de responsabilité afin que surgisse une société congolaise nouvelle. Dans ce contexte, nous exhortons les fils et filles de notre pays, les gouvernants et gouvernés, à vivre aujourd’hui cette parole du Seigneur : ‘ lève-toi et marche ‘ (cf Mc2, 9. 11). A un an du grand Jubilé d’Or de l’indépendance de la RD Congo, « l’impératif doit maintenant être clair et absolument décisif : nous mettre debout en vue de construire notre destinée ».

Conclusion : une année du Jubilé

22. Au regard de cet impératif de bâtir notre destinée nationale, nous décrétons, pour l’Eglise Famille de Dieu qui est en RD Congo, l’année pastorale 2009-2010 : l’ Année du Jubilé. Une année de grâce pour notre pays, une année de renouveau et de joie, une année de retrouvailles avec Dieu, pour mettre fin aux pratiques de corruption et de vénalité qui détruisent la nation et bâtir avec Dieu dans la justice, un Congo solidaire, prospère et heureux.

23. Nous demandons que durant cette Année Jubilaire, tous les fidèles s’adonnent particulièrement à une fervente prière et aux actes de repentance pour le passé , afin d’obtenir de Dieu de toute bonté et de toute miséricorde, l’abondance de grâces divines, la paix profonde et durable et la marche irréversible vers le progrès et la prospérité pour tous, sans acception de personne.

24. En cette année du Jubilé, l’Eglise famille de Dieu en RD Congo, interpellée, elle-même, dans son apport au service de la Nation, se présente humblement devant notre peuple pour l’inviter à s’ouvrir sincèrement à Dieu. Une démarche sincère à la suite du Christ ne peut rester indifférente à la condition du frère qui croupit dans la misère, elle ne peut non plus accepter l’injustice sociale. Bien au contraire, elle entraîne l’ouverture aux autres et une vie de solidarité et de bonheur partagé. Avec le Pape Benoît XVI, nous réaffirmons que « l’humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain, seul un humanisme ouvert à l’absolu peut nous guider dans la promotion et la réalisation des formes de vie sociale et civile – dans le cadre des structures, des institutions, des cultures et de l’ethos – en nous préservant du risque de devenir prisonnier des modes du moment ». Comme dit le psalmiste : « Si Dieu ne bâtit la maison vaine est la tâche des bâtisseurs » (Ps 127, 1).

25. A l’intercession de la Vierge Marie, Notre-Dame du Congo et Mère du Perpétuel Secours, et à celle de nos bienheureux Isidore Bakanja et Marie-Clémentine Anuarite, nous confions la préparation et les fruits de l’Année du Jubilé d’Or de l’indépendance de la RD Congo. Que Dieu bénisse la RD Congo et notre peuple.

Fait à Kinshasa, le 10 juillet 2009

DONNER  VOTRE  AVIS

Pensez-vous qu’il soit vraiment possible de lutter contre la corruption dans un monde où l’argent est roi?  Quelles seraient les stratégies les plus efficaces pour lutter contre la corruption dans votre pays?  Quelles formations donner aux populations pour qu’elles soient capables d’agir efficacement?  (Donner les détails).  Que faire pour contraindre les hommes politiques pour s’engager effectivement dans la lutte contre la corruption.  Quels sont les instruments juridiques internationaux qui permettent de lutter contre la corruption?  Y-a-t-il des instruments juridiques permettant de poursuivre les intermédiaires actifs et conscients de la corruption (banques, entreprises, fonctionnaires, etc.)

COUPLES EN DIFFICULTES : UN REGARD CHRETIEN

J’ai lu votre message du 01 juillet lié à la vie d’un couple tel que le repris dans l’objet ci-dessus.  Beaucoup de questions sont posées et trouvent parfois des réponses ramassées globalement.

Il devra être compris que mes avis  tiennent principalement compte de ma conception Chrétienne Catholique, liés au Christ et son Evangile et sondent aussi la voix intérieure et la conscience de tout être humain et africain par excellence.

Est-il possible d’aimer « sans regrets camouflés » un conjoint stérile ou impuissant »

 

En général, on ne peut envisager la stérilité d’un conjoint avant que le couple se forme et ne soit uni ou béni. Me basant sur la recommandation de Dieu qui les bénit et dit : soyez féconds, multipliez-vous et remplissez la terre ».

Aussi la conception africaine lie-t-elle le fondement d’un couple à la naissance des enfants dans celui-ci. Pour les africains, les enfants constituent pour un couple: la richesse, le don de Dieu et les semences appelées à perpétuer ce couple et sa famille. Ce sont les gardes fous contre les ennemis éventuels et jouent un grand rôle pertinent dans la société.

 En cas de stérilité d’un conjoint, l’amour connaît de coups sérieux, et les regrets d’abord intérieurs deviennent par la suite à ciel ouvert. Et parmi les problèmes souvent constatés c’est notamment: le manque de considération de ce couple dans la société; il est discriminé, il se fait souvent des remords, subit parfois des insultes, se voit doublement perdu et vit dans une situation où se mélangent indistinctement: pressions de la famille, souci, étonnement, tristesse, blessure interne, inquiétude. Il est à la fois surpris et embarrassé, désemparé, gêné, il subit un interrogatoire serré de la famille et fait l’objet des examens psychologiques et médicaux. Le couple traverse le désert et vit un calvaire interne et se dit tout bas ce qu’il n’ose dire tout haut.

 Un proverbe Luba Kasaï (RDC) culmine en disant : « lorsque les autres mettent au monde les enfants, fais-le aussi, et ne te contente / n’espère pas ceux de ton frère. « Balela walela pebe, kunangidi kwa mwanenu ».

Les regrets bien que camouflés au départ, finissent toujours par se manifester chez le commun des mortels et dans beaucoup de cas lorsque l’un des conjoints est stérile ou l’impuissance sexuelle s’est révélée après la bénédiction ou l’union du couple.

 Cependant pour un chrétien, l’homme (Homme ou Femme) se découvre quand il se mesure à l’obstacle et aussi quelque soit le poids des épreuves du temps présent et notre Christ l’a vécu. Nous ne devons pas être « abattus comme les autres qui n’ont pas d’espérance » 1 Th. 4: 13.

 Aussi Genèse 2: 18 rappelle-t-elle que Yahvé Dieu dit « il n’est pas bon que l’homme soit seul, je veux lui faire une aide semblable c’est-à-dire Dieu qui ne connaît pas la solitude, crée les deux sexes, non pas comme moyen obligé de transmettre la vie, mais pour que le couple s’unisse dans l’amour, le don de soi. Et 1 Cor. 7: 29 – 31 de compléter: « De toutes façons, ceux qui ont pris femme doivent vivre comme   s’ils n’en avaient pas, ceux qui pleurent comme s’ils ne pleuraient pas, ceux qui sont  heureux comme s’ils ne l’étaient pas, ceux qui achètent comme s’ils ne possédaient pas, et ceux qui jouissent de la vie présente comme s’ils ne jouissaient pas. Car les situations de ce monde sont entrain de passer ».

La loi fondamentale qui fait de mariage (béni) un engagement jusqu’à la mort, est une Loi de Dieu.

Selon la Bible, Sagesse nous enrichit dans ces termes: « Les sans Dieu disent qu’il n’y a pas d’autre vie » et console (les stériles, les impuissants et autres éprouvés) dans ces autres termes: « Avant toute chose, sachez qu’il y a une autre vie et 3: 4-5 souligne que: « Même si les hommes y ont vu, un châtiment (d’être stériles ou impuissants), après une courte  épreuve, ils recevront de grands bienfaits. Dieu les a éprouvés comme l’or creuset, il les a agréés comme offrande: « Heureuse la femme sans enfants si elle est restée pure, si elle n’a pas connu d’union  coupable, lorsque les âmes seront jugées, on lui verra des fruits.

 Allant dans le même sens, Sagesse 4: 1 ajoute: « Mieux vaut n’avoir pas d’enfants mais avoir  bien agi; on sera alors considéré de Dieu et des hommes et on laissera  un souvenir impérissable. »

 Il doit être bien compris qu’en dépit des souffrances et de toutes autres blessures intérieures qu’éprouve un couple dont l’un des conjoint est frappé soit de la stérilité ou de l’impuissance, seul l’Evangile du Christ est la référence de leur vie et de tout agir individuel et collectif du chrétien.

Le chrétien devra en toute sincérité, contrecarrer toutes influences sociales négatives et les antivaleurs, facteurs de l’immoralité. Il doit se distinguer des non chrétiens par sa foi, vivre sa foi au quotidien et poser des actes conformes à sa foi. Il est du Christ, car il doit vivre selon les exigences de Jésus Christ, car il est à la fois source et sommet de la vie. Toute vie vient de lui, n’a de sens qu’en lui et n’aboutit qu’en lui. Le Chrétien doit faire sien ce verset biblique : « Si le seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain peinent les maçons » (Ps. 12: 1).

PHOTOS JKK

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 Dans le cas où l’autre ne tient pas ses promesses et même s’il n’y a pas de perspectives d’enfants, le couple chrétien devra vivre différemment de celui des impies c’est-à-dire de l’espérance et de foi en Christ et aussi, la grâce de Dieu lui est-il nécessaire pour surmonter toutes les épreuves de la vie.

 S’agissant des réactions si l’autre ne tient pas sincèrement ses promesses: il faudrait en tout cas, éviter la brutalité ou la pratique de l’œil pour œil, dent pour dent. La meilleure des réactions est celle qui  demande à recourir aux prières afin que le Saint Esprit  touche le cœur de l’autre, rechercher ces conseils auprès des parrains et marraines, des conseillers spirituels, le prêtre ou le pasteur qui avait béni le mariage, à la famille chrétienne…

 En définitive, c’est par le dialogue franc au sein du couple et par les prières que l’on peut dissuader l’autre et l’amener à tenir ses promesses.

Personne ne peut envisager sincèrement une vie de couple sans enfants. Chaque couple s’attend à avoir des enfants alors que la venue des enfants au monde lui échappe et dépend malgré lui, à la volonté de Dieu comme souligné ci -avant.

 En ce qui concerne « le bonheur du couple sans enfants« , il a été montré plus haut la situation que traverse ce couple dans son parcours terrestre en tant qu’humain vivant  dans la société. La vie présente est dépourvue du bonheur pour ce couple même si apparemment il donne le sentiment de bien vivre.

 Transgression de la promesse de fidélité à son conjoint en situation d’infécondité sans issue.

 L’infidélité à son conjoint c’est l’adultère et celui qui transgresse sa promesse de fidélité quelles qu’en soient les raisons, commet l’adultère.

 En tant que chrétien, on doit se conformer à ce qu’exige ce nom: Le Siracide 18: 24-30 dit: « Mieux vaut avoir l’esprit limité et craindre le Seigneur qu’être habile à transgresser la loi: Ne te laisse pas entraîner par tes convoitises, freine tes appétits. Aussi, se marie-t-on pour le bonheur et pour le pire. Que l’homme ne sépare ce que Dieu a uni (Mat. 19: 6).

 Abraham, avait pour femme Sara, et lorsque celle-ci avait autorisé Abraham de prendre Agar sa servante pour femme, la suite a été que Abraham avait transgressé la loi et Dieu avait permis à Abraham de chasser Agar avec son fils Ismaël. Les écritures nous rassurent avec le cas connu de Zacharie avec Elisabeth.

 Ceux qui sondent bien les écritures saintes respectent ce principe. Dieu est fidèle à ses promesses, et recommande aux couples de s’aimer toute la vie et en toutes circonstances tout en respectant leurs engagements conformément à la loi. Ne jamais aller en dehors de la loi.

 Romain: 7: 2 dit: « Quand le mari vit, la femme qui enfreint à la, loi, commet pour elle, un adultère de se donner à un autre homme (cela l’est aussi pour l’homme, pensons-nous).

 Ainsi le conjoint qui connaît une union illégitime transgresse la loi, devient infidèle et commet par là même, l’adultère, la seule raison connue pour l’extinction de l’union.

 Concernant l’égoïsme et de l’infidélité de l’un des conjoints, il y a lieu de le conjurer ou  de le corriger avant la bénédiction du mariage lorsque celui-là est constaté durant les fiançailles. Lorsque le couple est déjà béni et uni en mariage, la solution proviendra du dialogue franc entre les conjoints eux-mêmes ainsi que par les prières pour sauver l’union et aller dans les sens de l’amour partagé, de l’harmonie et des engagements selon les exigences de Jésus Christ.  

La fidélité complète est possible, elle peut être vécue et est vécue complètement par ceux qui n’affichent pas la duplicité, qui vivent leur foi au quotidien.

 A partir du moment où l’on a accepté le Christ comme Seigneur et Sauveur, il y a une exigence de sincérité, de vérité et de sérieux qui s’impose au chrétien. C’est dans ce cadre qu’il est au possible de n’aimer au sens conjugal du mot qu’une seule personne toute sa vie.

 L’intolérance de l’infidélité

 Les raisons ci-après résument et justifient le pourquoi on a du mal à tolérer l’infidélité.  Celle-ci est la source de beaucoup de maux dont:

 – l’instabilité dans le mariage;

– les maladies sexuellement transmissibles (SIDA);

– le manque d’épargne (cas de l’homme);

– la naissance des enfants bâtards dans le foyer.

 Ce que l’on recherche dans les relations extraconjugales

 En général, l’homme n’est pas de sa nature, content qu’on lui trace des limites, et par curiosité il est poussé à découvrir les espaces inconnus et tout ce qui lui est caché.

 A cela, il faut noter que  certaines traditions et coutumes amènent les hommes et les femmes à se contenir, à se passer de ces relations illégitimes alors que les autres les véhiculent et les favorisent.

 Dans la culture LUBA Kasaï (RDC) par exemple: la femme a une valeur tirée de l’Evangile. Il est dit d’elle : « La femme est comparable à la peau du Tarsier, on ne s’y met pas à deux » : « Mukaji nkaseba ka kabundi ». Dans ce milieu, on ne « chasse » ni le mari, ni la femme ni la fille d’autrui.  ’Ailleurs la considération est toute autre et libéralise même ce comportement sans savoir essentiellement ce que l’on recherche.  Là : « La femme est considérée comme un éléphant, personne ne peut seul manger et terminer sa viande ». C’est la pratique culturelle qui dicte ce genre de comportement plutôt que des raisons socio-économiques.  

En plus, une femme ou un homme qui a connu plusieurs partenaires sexuels avant le mariage, est mal à l’aise de se contenter d’un seul partenaire. Dans son fort intérieur, il s’imagine qu’il lui manque quelque chose.

La chasse aux illusions, la vengeance de l’autre, des envies mal maîtrisées, la pauvreté, sont là  ce  que beaucoup de fanatiques recherchent.

Aussi, ceux qui s adonnent à ce comportement, estiment-ils trouver mieux ailleurs qu’ils  ne pensent pas posséder chez eux.

Tels sont mes avis et contribution à ce sujet tout en espérant que  vous me ferez aussi, les avis des autres.

 Bien à vous, Robert MBUYI MUKADI.

PS Mes réactions à l’affaire Robert SONGI SONGI, très prochainement.

Notes du webmaster

Monsieur Robert  MBUYI  MUKADI n’est ni religieux ni théologien.  Il est chrétien engagé et formé.  Il est par ailleurs consultant international en gestion des projets, avec une spécialisation dans les projets agricoles et dans l’entreprenariat.  Il réside et travaille à Kinshasa, en République démocratique du CONGO.