APPRENDRE GRATUITEMENT PHOTOSHOP

Photoshop est vraiment le sommet des logiciels en traitement d’images.  Il y a beaucoup d’éditeurs qui vendent des livres qui coûtent chers pour l’apprendre.  Je viens de découvrir un site bien fourni et très méthodique sur Photoshop, Illustrator, PSP et PhotoImpact.

Partageons le savoir et les informations utiles.  Voici le lien

http://www.mosaicale.com/graphic/photoshop/bases_1.htm

Si vous avez des informations utiles à donner sur des sujets qui facilitent la vie aux autres, contacter nous.

Jean KAZADI

muazadi@yahoo.fr

PARTAGEONS LE SAVOIR

Il m’ arrive le plus souvent de me dire que le retard de l’Afrique dans les domaines technologiques et scientifiques est lié à l’égoïsme.  Les africains ne partagent pas assez le savoir entre eux.  Il y a un lien intrinsèque entre le savoir et le développement.  L’ignorance coûte excessivement chère à nos pays.

Nous recherchons souvent des fausses solutions, nous travaillons sans méthode, nous formulons mal nos questions, etc. parce que nous sommes ignorants.  Il importe dès lors d’accélérer le renforcement des capacités de nos populations et de nos leaders en leur fournissant des bases de données disponibles en permanence et répondant de manière concrète aux multiples questions quotidiennes.

Par ailleurs, cela réduirait rapidement les discriminations et écarts créés par l’école occidentale.  Pour contribuer à cet effort, je sollicite tous ceux qui ont des informations utiles, de nous les envoyer afin que nos lecteurs sachent où trouver telle ou telle information pertinente.  Je pense à une forme d’annuaire qui canaliserait les lecteurs dans leurs lectures, leurs options culturelles, intellectuelles, scientifiques et  techniques.

Je sais que tout le monde a une information utile et pertinente à fournir à quelqu’un d’autre.  mais nous ne savons pas toujours celui qui a besoin de notre information.  Parfois nous avons même des choses à donner et nous ne connaissons  pas la personne qui en a besoin.  Osons profiter de l’Internet pour manifester notre générosité et accélérer la démocratisation du savoir sur la terre.

Conseilsgratuits est disposé à servir d’intermédiaire.  Envoyez-nous de l’information utile et nous la diffuserons gratuitement.

Jean KAZADI

LE SALAIRE DE L’HONNETETE

Un  roi  vieillissant  s’est réveillé un jour et s’est rendu compte qu’en mourant  il  n’aura  pas  de mâle (garçon) dans la famille royale pour le
remplacer.
Il était le dernier garçon (mâle) dans la famille royale dans une culture où seulement un mâle pourrait succéder au trône – et il vieillissait.
Il a décidé que s’il ne peut pas donner naissance à un mâle il adopterait un fils qui alors pourrait prendre sa place, mais il a insisté qu’un tel fils
adopté soit extraordinaire au sens réel du mot.
Il a donc lancé une compétition ouverte à tous les garçons de son royaume peu importe  leur  origine.

Dix  garçons ont réussi à cette compétition jusqu’au sommet.  Il  y  avait  peu  pour  séparer  ces garçons quant à l’intelligence, les
attributs physiques etc.
Le  roi  leur dit, ‘ j’ai une dernière épreuve et quiconque arrive à bout de cette  dernière deviendra mon fils adoptif et héritier à mon trône ‘.
Alors il  dit, ‘ Ce royaume dépend uniquement  de l’agriculture.
Donc le roi doit savoir comment cultiver des plantes. Voici une graine de maïs pour chacun de vous.

Emportez-la  à  la maison, plantez-la et élevez-la pour trois semaines.  À la  fin de trois semaines, nous verrons qui a fait le meilleur travail en
cultivant la graine.  Cette personne sera mon héritier. ‘
Les  garçons  ont pris leurs graines et sont rentrés pressés à la maison.  Ils ont eu chacun un pot à fleur et ont planté la graine dès leur rentrée à la maison.

Il  y  avait  une  énorme  excitation  dans  le  royaume puisque les gens attendaient  avec  souffle  de  savoir  qui  sera  destiné pour
être leur prochain roi.
Dans  une  maison, le garçon et ses parents étaient presque navrés quand, après  quelques  jours  de soin intense, la graine n’a pas poussé.  Il ne savait pas ce qui n’allait pas avec la sienne.
Il  avait  sélectionné  le  sol  avec  soin,  il  avait appliqué la bonne quantité  et  type d’engrais,il avait été très obéissant dans l’arrosage avec  les  bons  intervalles,  il avait  prié sur elle jour et nuit mais toujours sa graine s’était avérée improductive.
Quelques-uns  de  ses amis l’ont recommandé d’aller acheter une graine au marché et la planter.  Après  tout,  ils  ont  dit,   » comment  est-ce que quelqu’un peut différencier une  graine de maïs d’un autre  ? »
Mais ses parents qui lui avaient  toujours  appris la valeur de l’intégrité lui ont rappelé que si le  roi  voulait  qu’ils plantent juste du maïs, il aurait demandé qu’ils aillent chercher  leur propre graine. 
Si tu prends n’importe quelle autre graine différente de celle que le roi t’a donné cela serait malhonnête. Peut-être nous ne sommes pas destinés pour le trône.
S’il en est ainsi, donc laisse, ne sois pas celui qui va tromper le roi ; lui disent-ils !

Le  jour  « J »  arrive  et  les  garçons  reviennent  au palais chacun d’eux fièrement exhibant un plant du maïs très fin.
C’était  évident que les autres neuf garçons avaient eu grand succès avec leurs graines.
Le  roi descend le long du rang où sont alignés les garçons passionnés et demande  à chacun d’eux, »c’ est ce qui est sorti de la graine que vous ai donnée ? » Et chaque garçon répondit,  » Oui, votre majesté « . Et le roi fait un signe de la tête et descend le long de la ligne.
Le roi finalement arriva au dernier garçon au haut de la ligne.  Le  garçon était secoué par la peur. Il se disait que le roi allait le jeter en prison pour avoir gaspillé sa graine.

« Qu’est-ce  que  tu as fais avec la graine que je t’ai donnée? »Lui  demanda le roi.  Je  l’ai  plantée  et me suis occupé d’elle diligemment votre majesté, mais hélas elle n’a pas poussé.  Dit le garçon en larmes quand la foule l’a hué. 
Mais  le  roi a levé ses mains et demandé le silence. Alors il a dit,  » Mon peuple,  voici  votre  prochain  roi  « .  Les gens ont été confus. Pourquoi
celui-là  ? Beaucoup se sont demandés.Comment est-ce qu’il peut être le bon choix  ? Le roi a pris sa place sur  son  trône  avec  le  garçon  à  son côté et dit, j’ai donné à ces garçons des graines bouillies.

 Cette épreuve n’était pas pour cultiver le maïs.  C’était  l’épreuve  de  caractère ;  une  épreuve  d’intégrité. C’était l’épreuve ultime.
Si  un roi doit avoir une qualité, ce serait celle d’être au-dessus de la malhonnêteté.

Seule ce  garçon a réussi l’épreuve. « Une graine bouillie ne peut pas pousser ».  Nous  vivons  dans  une société qui est obsédée par le succès et beaucoup cherchent  le  succès à  n’importe  quel  prix.  Ils  disent que la fin justifie les moyens, c’est la tragédie de la vie.
Vous  voyez, l’apparent échec est souvent une école de la sagesse pour  nous élever.

Mais  beaucoup  cherche  à  contourner  l’échec  à tout prix, même  en recourant aux moyens douteux.  Quand  un  fonctionnaire  construit  une grande maison et envoie ses cinq enfants  dans  les  écoles chères pour lesquelles il n’a pas assez de revenu, par le recours à des moyens illicites pour y parvenir, est  ce que cela n’est pas le cas d’une germination de la graine bouillie ?

Quand  un  ministre entretien une maîtresse prodigue et  en  même temps élève des maisons avec des moyens supérieurs à son revenu en tant que ministre, est-ce que  ce  n’est  pas  le  cas d’une graine bouillie qui vient pousse ?

Nous devrions cesser d’acclamer des malhonnêtes dans le MONDE !

 La culture du résultat EXCEDENTAIRE permanent peut être une mauvaise conseillère.  Faut-il par exemple, que tous se marient ? Est-ce qu’une femme adulte  non mariée serait moins femme ?.

Que veux dire réussir à l’école ?  est-ce : avoir un diplôme à tout prix, passer en classe supérieure ?,  bien comprendre ses leçons, etc.Mais il y a en ceux  ou  celles  qui jetteront leurs scrupules seulement pour obtenir un époux.

La  course  n’est  pas  pour le martinet et la bataille n’est pas pour le fort.  Donc  comment,  dans ce MONDE les martinets gagnent les courses et les forts les batailles ?

La graine bouillie ne pousse pas.

La prochaine fois que vous voyez une personne prospère, demandez vous quel genre de graine il lui a été donné et lui demandez, ‘ comment votre graine a t-elle pu germer?

 « TOUT POUR LA GLOIRE DE DIEU »
Auteur inconnu

LES LEADERS DE DEMAIN

« Les hommes de demain,

Ceux qu’on s’arrachera,

Ce n’est pas les grosses têtes

Qui seront toujours battues par l’Ordinateur

Ce sera au contraire ceux qui excellent

Dans ce qui manquera toujours à l’Ordinateur :

L’audace, l’imagination, le sens du contact personnel

Ceux qui savent :

prendre une initiative, former une équipe,

galvaniser les bonnes volontés, faciliter les rencontres,……..

En un mot : Nouer les mailles de la futures société ». G. TRIGANO

MON TELEPHONE PORTABLE EST UN COMPTE BANCAIRE

Par Mary KimaniAfrique Renouveau, ONU

Ann Wanjiku se dirige vers un kiosque vert et blanc décoré d’une enseigne “M-Pesa agent”, y elle montre sa carte d’identité et son téléphone cellulaire qui affiche un numéro d’identification personnel fourni par un client. Utilisant ce numéro, une minute suffit à l’agent pour vérifier qu’un client a viré le paiement de 1000 sculptures de style traditionnel sur le compte de téléphonie mobile de Mme Wanjiku qui peut retirer ce montant en liquide.

Comme 90 % de ses compatriotes, Mme Wanjiku n’a pas de compte en banque ordinaire. En Afrique, selon la Banque mondiale, seulement 20 % des ménages en ont. Ce pourcentage tombe à 15 % au Libéria et à 5 % en Tanzanie.

La prolifération de la téléphonie mobile donne de nouveaux moyens d’offrir des services bancaires aux africains. Des compagnies comme M-Pesa peuvent utiliser n’importe quel téléphone ou n’importe quelle carte téléphonique pour fournir des services à prix abordables dans toutes les zones couvertes par un signal de téléphonie mobile.

Les innovations de ce genre dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC) a été une question centrale au sommet “Connecter l’Afrique” tenu à Kigali (Rwanda) au mois d’octobre. Plus de 1000 représentants du secteur privé, de gouvernements et de bailleurs fonds ont débattu de la façon dont ces technologies peuvent contribuer à apporter des solutions aux problèmes de développement de l’Afrique.

L’argent sous le matelas

Brian Richardson, Directeur général de Wizzit South Africa, une compagnie de services bancaires par cellulaire, note qu’étendre les services aux zones rurales passait auparavant par l’ouverture de succursales et qu’ainsi “offrir des services bancaires à un marché de masse devient incroyablement coûteux.”

Les services les plus courants ne sont donc souvent tout simplement pas disponibles. L’Ethiopie a seulement une agence bancaire pour 100 000 personnes pour 96 en Espagne. De plus, du fait de soldes minimum relativement élevés, ces services sont trop coûteux pour la majorité des Africains.

Même en Afrique du Sud, avec un réseau bancaire plus développé, la population garderait environ 12 milliards de rands (1,8 milliard de dollars) “sous les matelas” souligne M. Richardson. “Introduire ne serait-ce qu’une petite partie de cette somme dans le système bancaire normal, les effets sur l’économie seraient énormes.”

Depuis 2004, Wizzit a recruté 50 000 clients sud-africains et espère en conquérir 16 millions dans un pays où 60 % de la population n’a pas de compte en banque. Les détenteurs de comptes Wizzit peuvent utiliser n’importe quel téléphone cellulaire, même les vieux modèles bon marché, courants dans les communautés les moins prospères. Les clients peuvent déposer de l’argent sur leur compte dans n’importe quelle poste ou une agence de deux grands réseaux bancaires. Les salaires peuvent être payés par virement électronique sur un compte Wizzit. Les clients reçoivent une carte de débit Maestro accepté par les distributeurs automatiques et les commerçants. Il n’y a pas d’exigence de solde minimum ou de frais bancaires annuels et les utilisateurs payent l’équivalent de 0,15 à 0,78 dollars par transaction.

Juste appuyer sur quelques touches

Des équivalents de Wizzit sont apparus ailleurs en Afrique. Environ un million de Kényans utilisent M-Pesa, une opération conjointe de la compagnie Vodafone/Safaricom, de la Commercial Bank of Africa et de Faulu Kenya, une organisation de microfinance. Les clients de M-Pesa déposent leur argent auprès d’un agent agréé ou d’un vendeur de téléphones cellulaires. L’agent crédite alors le compte. Les utilisateurs ont la possibilité de virer entre 100 et 35 000 shillings kényans (de 1,5 à 530 dollars) par message textuel au bénéficiaire de leur choix même s’il est sur un autre réseau. Celui-ci peut obtenir l’argent en liquide auprès d’un agent de Safaricom en utilisant un code secret et en produisant une pièce d’identité.

Des services similaires existent maintenant en République démocratique du Congo et en Zambie. En Zambie, Celpay, lié à la First National Bank of South Africa, permet aux entreprises de régler certains services et de recevoir des paiements grâce à leur compte de téléphonie mobile. Celpay traite actuellement jusqu’à 10 millions de dollars de paiements par mois.

En Afrique du Sud, cette banque travaille aussi en partenariat avec la compagnie Mobile Telephone Networks (MTN) qui offre des services aux Sud-Africains ayant déjà un compte en banque mais désirant recevoir et envoyer de l’argent en utilisant leur cellulaire.

Ces deux compagnies permettent à 500 000 Sud-Africains dépourvus de compte en banque d’envoyer de l’argent à des membres de leur famille ou d’en recevoir, de régler l’achat de produits et de services, de vérifier le solde de leurs comptes et de régler leurs factures d’électricité, d’eau et de gaz. Jusqu’à l’arrivée de ces services, les Sud-Africains versaient à des coursiers l’équivalent de 30 à 50 dollars pour livrer de l’argent liquide à leur famille. Aujourd’hui, grâce à la téléphonie mobile, ces transactions ne leur coûtent plus que 0,50 dollar.

C’est dans les zones rurales que l’impact est le plus grand, explique Beyers Coetzee de Wizzit. “Quatre-vingts pour cent des fermiers n’ont pas de compte en banque.” De plus, un compte Wizzit, à la différence d’un compte bancaire traditionnel, n’est pas clos si le client ne l’utilise pas régulièrement, ce qui est “très utile pour les travailleurs saisonniers” en particulier.

Rob Conway, directeur de l’association Global System for Mobile Communications, explique que ces innovations ont “changé la vie de millions d’Africains, eu un effet de catalyseur sur le développement économique et renforcé les liens sociaux”.

Lauri Kivinen, Directeur des affaires générales pour le réseau Nokia Siemens, pense aussi que ce développement est important : “Cela représente un changement substantiel et sans précédent pour les gens ordinaires”, a-t-il déclaré à Afrique Renouveau. Grâce aux services bancaires par téléphonie mobile, les gens peuvent “élargir leurs relations sociales et leurs relations d’affaires, accroître leur productivité et faire tant d’autres choses, tout cela en appuyant simplement sur quelques touches d’un téléphone cellulaire”.

un modèle africain de succès économique et entrepreunarial.

 L’ENTREPREUNARIAT FEMININ EN PARTENARIAT STRATEGIQUE AVEC LES BANQUES :

un modèle africain de succès économique qui inspire.

Les prêts garantis permettent un meilleur accès aux services bancaires pour les femmes

Par Mary Kimani

Cet article a pour origine : « Afrique Renouveau, ONU« .

Le titre original était : L’Afrique conjugue la banque au féminin

Afrique Renouveau S-955,

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NY 10017

USA

Tél : (212) 963-6857 Fax: : (212) 963-4556

E-mail : africarenewal@un.org

« Bien que les femmes possèdent près de la moitié des entreprises africaines, elles ont beaucoup de mal à obtenir des crédits »

“Nous n’attendons pas. Nous agissons”, déclare Pilda Modjadji, membre fondatrice du Forum des agricultrices Pankop (Pankop Women Farmers Forum) de Mpumalanga en Afrique du Sud. “Il s’agit pour nous d’une affaire sérieuse.”

Ce groupe, qui compte aujourd’hui 300 membres, a démarré sur le modeste projet de cultiver collectivement des arbres fruitiers et d’utiliser la récolte pour compléter le régime alimentaire des familles, leur fournir des revenus et payer les droits d’inscription à l’école pour les enfants. Mais ces femmes se sont rapidement rendu compte que le village n’offrait que de maigres perspectives d’emploi aux enfants ayant fini leurs études —ceux-ci quittaient le village pour la ville. Déterminées à créer une nouvelle source d’emplois dans le village, elles ont, avec l’accord et le soutien des chefs traditionnels et des autorités municipales, mis sur pied une petite usine de fruits et de légumes séchés.

Le projet était ambitieux et les femmes ont pensé que les prêts de microfinance traditionnels — qui se montent habituellement à entre 20 et 300 dollars — seraient insuffisants. Pankop avait besoin de l’équivalent de 100 000 dollars. Elles ont obtenu cet argent auprès de banques commerciales locales grâce aux garanties de 70 000 dollars offertes par le fonds de garantie international Thembani, une société sud-africaine fondée en 1996 par l’organisation à but non lucratif américaine Shared Interest, et par l’organisme suisse Recherches et Applications de Financements Alternatifs au Développement (RAFAD). Ces garanties donnent aux banques l’assurance que l’organisme qui a accordé ce cautionnement absorbera une partie des pertes en cas de défaillance de l’entreprise.

Avec ce premier prêt, les femmes de Mpumalanga ont transformé un ancien dortoir d’école en usine opérationnelle. Ce projet a initialement créé 65 emplois jeunes. Ensuite, grâce à un second emprunt de 120 00 dollars également avalisé par Thembani, elles ont augmenté le nombre d’employés à 200 personnes organisées en plusieurs équipes de travail posté. Leur dernier emprunt se monte à environ 1 million de dollars, dont 800 000 sont garantis par Thembani. Ces fonds leur permettront de satisfaire aux normes sanitaires et de sécurité alimentaire de l’Union européenne et de commencer à exporter leur production.

Une approche différente

Le Forum des agricultrices Pankop est le nouveau visage de la microfinance africaine. Traditionnellement, les organismes de microfinance ont souvent été des organismes à but non lucratif dépendant fortement de bailleurs de fonds, visant à financer des besoins essentiels et n’accordant généralement que des prêts modestes. Mais des fonds de capital d’investissement privés et des organismes et particuliers se livrant à des activités philantrophiques permettent de plus en plus de soutenir une offre de prêts de montants plus élevés. Ils obtiennent ce résultat en cautionnant les prêts des banques commerciales locales, ce qui réduit les risques perçus par celles-ci et les amènent à prêter des sommes plus substantielles.

Depuis sa création en 1994, Shared Interest a accordé des garanties de plus de 13 millions de dollars et encouragé les banques, les communautés de communes et les entreprises privées d’Afrique du Sud à débourser environ 100 millions de dollars en prêts. Ces prêts ont bénéficié à plus de 1 million de Sud-Africains et de Sud-Africaines aux revenus modestes. Trois quarts de ces bénéficiaires sont des femmes.

Donna Katzin, présidente de la société mère de Thembani, Shared Interest, a déclaré à Afrique Renouveau que son groupe ne se contente pas de faciliter l’accès au crédit. “Thembani choisit des projets et des partenaires, les aide à mettre au point des projets commerciaux et des plans d’affaires susceptibles d’attirer un financement bancaire, et les met en contact avec les banques qui peuvent leur ouvrir le crédit nécessaire.”

Thembani fournit également un soutien technique aux banques commerciales qui accordent les prêts. Mme Katzin note que la plupart de ces banques étaient auparavant peu portées à prêter à des acteurs économiques non traditionnels. “La plupart n’ont pas l’expérience et la formation ou ont des problèmes avec ce genre de financement. Nous espérons changer la manière dont les banques opèrent. Nous leur présentons un nouveau groupe qui a besoin de leurs capitaux.”

Changement d’échelle

Selon la Société financière internationale (SFI) du groupe de la Banque mondiale, les femmes sont propriétaires d’environ 48 % de toutes les entreprises africaines. Mais elles éprouvent des difficultés à obtenir un accès au crédit.

Des organisations non gouvernementales comme Shared Interest ne sont pas les seules à utiliser une offre de garanties pour faciliter cet accès. L’Organisation internationale du Travail (OIT) et la Banque africaine de développement (BAD) ont créé conjointement un programme de garantie de 10 millions de dollars baptisé Outil d’évaluation des entreprises féminines à fort potentiel de croissance (GOWE) géré par la BAD et la SFI. Ce programme a pour but d’aider d’ici à 2011 environ 400 femmes entrepreneurs de toute l’Afrique à obtenir l’accès au crédit. Les candidates à l’emprunt doivent pour se qualifier gérer une entreprise qui existe depuis au moins deux ans et qui possède un bon potentiel de croissance. Les candidates retenues peuvent alors emprunter entre 20 000 et 400 000 dollars, mais doivent apporter elles-mêmes une contribution de 20 % aux coûts de cette expansion.

Selon Mary Njoroge, la responsable des opérations de la SFI, “en se concentrant sur les petites et moyennes entreprises (PME) déjà établies qui recherchent des moyens d’expansion”, l’organisme espère pouvoir “accroître la proportion d’entreprises féminines qui parviennent effectivement à passer à l’échelle de la moyenne et de la grande entreprise.”

Des prêts pour assurer le succès

Au Kenya, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a formé un partenariat avec Equity Bank — un organisme de microfinance qui s’est transformé en banque commerciale — afin de mettre sur pied un fond de 81 millions de dollars destiné à offrir des prêts exclusivement aux femmes. “Nous appelons ces prêts fanikisha [“assurer le succès”] et ils constituent à ce jour l’un de nos produits les plus réussis, déclare à Afrique Renouveau James Mwangi, Directeur général d’Equity Bank. “Cinquante-quatre pour cent des clients de notre banque sont des femmes et elles ont la meilleure réputation en ce qui concerne le remboursement des emprunts.”

Les prêts fanikisha d’Equity sont basés sur une évaluation des flux de trésorerie de l’entreprise plutôt que sur un nantissement. Les clientes peuvent emprunter aussi peu que 25 dollars et jusqu’à 160 000 dollars ou plus, en fonction du remboursement de leurs emprunts antérieurs.

Au Nigeria jusqu’à récemment, des femmes compétentes ayant fait preuve de leur esprit d’entreprise et propriétaires de commerces solides ne pouvaient pas obtenir de prêts faute de pouvoir satisfaire aux exigences de nantissement ou de posséder des antécédents de crédit. La plupart des banques commerciales, connaissant peu les entreprises féminines ou les créneaux qu’elles occupent sur les marchés, pensaient qu’il était trop risqué de leur offrir des prêts.

Mais une de ces banques, Access Bank, a cependant pensé qu’elle pouvait financer de manière rentable des commerces féminins. Elle s’est adressée à la SFI qui lui a fourni une ligne de crédit de 15 millions de dollars pour des prêts à accorder spécifiquement à des propriétaires d’entreprises féminines. Ces prêts ont été accompagnés de conseils de développement commercial et de formations, afin d’aider ces femmes à enrichir leurs compétences et leurs activités commerciales.

Réduire les coûts du crédit

Au Kenya, 61 % des entrepreneurs familiaux sont des femmes, mais il y a deux décennies il leur était difficile d’obtenir les financements nécessaires à l’expansion de leurs commerces. En 1981, un groupe de femmes s’est réuni pour former la Fiducie financière des femmes du Kenya (Kenya Women Finance Trust – KWFT), un organisme de microfinance pour le prêt aux femmes. À ses débuts, KWFT faisait appel à des fonds limités de bailleurs de fonds et à des emprunts auprès des banques commerciales. Ces derniers comportaient fréquemment des taux d’intérêt élevés que KWFT répercutait sur ses clientes. Jennifer Riria, Directrice générale de KWFT, explique que l’organisme a dû faire face à de nombreuses défaillances et s’est lourdement endetté.

Mais comme les banques commerciales se sont rendu compte que prêter à des femmes pouvait être rentable, les prêts accordés à des organismes comme KWFT sont devenus moins coûteux, leur permettant d’offrir des taux d’intérêt moins élevés et d’élargir leur rayon d’action. Aujourd’hui, KWFT est le plus important organisme de microfinance pour les femmes en Afrique de l’Est et en Afrique centrale. Rien qu’en 2006, KWFT a offert 52 millions de dollars de prêts à ses clientes, gérait 16 millions de dollars de l’épargne de ses membres et plus de 200 000 comptes répartis dans sept des huit provinces du Kenya.

Accès aux assurances

Certains organismes de microfinance ont franchi un pas supplémentaire au-delà de leur simple activité de prêt. KWFT a compris que les frais médicaux d’urgence forcent souvent les femmes à puiser dans le capital de leur entreprise pour payer leurs soins de santé. La fiducie a donc lancé un programme d’assurance santé pour ses clientes et leur famille.

Pour un versement annuel de 60 dollars, celles-ci obtiennent une police qui couvre les frais d’hospitalisation, d’accident et d’obsèques. Elle leur permet aussi de toucher une allocation hebdomadaire pendant une hospitalisation et de pouvoir ainsi répondre à leurs obligations commerciales en cours. Si elles sont victimes d’invalidité, elles reçoivent une indemnité forfaitaire. C’est une innovation dans un pays où les assurances sont encore largement hors de portée pour tous ceux qui ne sont pas employés dans l’économie officielle.

Equity Bank offre à sa clientèle, en grande majorité des femmes, un service similaire. En partenariat avec British American Insurance et d’autres compagnies d’assurances, la banque fournit pour une prime mensuelle d’environ 6 dollars une assurance récolte, une assurance vie de base ou une assurance obsèques. M. Mwangi, Directeur général d’Equity, explique que les gens pauvres conservent souvent leurs économies sous des formes traditionnelles comme greniers à céréales et bétail. Mais cela les expose au risque de tout perdre si le temps ou d’autres circonstances changent défavorablement. “Individuellement, ils ne se qualifient pas pour souscrire une assurance, mais s’ils tombent malades ou s’ils perdent leur récolte, ils se retrouvent fondamentalement sinistrés.”

Les compagnies d’assurances traditionnelles ne peuvent pas offrir leurs services à des clients qui ne peuvent payer que de faibles primes, car les coûts d’administration dépasseraient souvent de tels montants. Mais quand Equity Bank a assumé ces coûts d’administration et collecté les montants minuscules de ces primes, les sommes concernées se sont révélées atteindre annuellement plus de 20 millions de dollars. En opérant comme agent de perception des primes, Equity Bank n’as pas seulement épargné aux compagnies d’assurances les coûts et les risques de la collecte de petites primes et bénéficié d’une commission, elle a aussi assuré que sa clientèle obtienne les assurances dont elle avait besoin

HOMMAGE A VIVIANE Ayaba Tchotcho ACAKPO-ADDRA

 Lettre confidentielle de remerciement

A

Viviane Ayaba Tchotcho ACAKPO-ADDRA

Rappelée à Dieu le Lundi 31 août 2009

 Lettre rendue publique à Lomé le 19 septembre 2009,

En l’Eglise Marie Reine de Lomé,

 Chère Viviane,  Très chère Vivi,

 Tu  repars comme tu es arrivée.  Dans le secret, dans l’intimité de Dieu.  Tu emportes avec toi tes questions, tes soucis, tes souffrances, tes doutes et interrogations sur le sens de la vie..  Surpris, notre réflexion est débordée par un profond sentiment d’impuissance et d’incompréhension.

 Ta disparition inattendue nous interroge, nous interpelle et nous bouscule dans nos certitudes, dans nos évidences, dans nos habitudes, dans nos routines, dans nos prétentions, et par surcroît, dans notre capacité d’être attentif et attentionné.

 L’annonce de ta mort a eu partout et surtout dans nos cœurs, l’effet d’une bombe jetée aux heures de pointe dans un grand marché. Avec Saint Paul, nous osons te dire, rien ne pourra nous séparer de l’amour, de l’histoire, des liens qui nous unissent.  Voire la mort ne peut  nous éloigner.

 C’est pourquoi nous sommes venus si nombreux de loin, comme des Rois Mages pour t’offrir non plus de l’or, de l’encens,  ni de l’argent.  Nous sommes venus te témoigner notre amour sans frontières, notre attachement sans limites.

Grâce à Dieu, nous nous sommes rencontrés un jour, au hasard des circonstances éternellement heureuses.  En Dieu nous demeurons plus que jamais unis, associés et partenaires, membres d’une même famille.

 Tu étais pour nous un ange, invisible par sa nature complexe et discrète, mais visible par sa lumière et son message.  Tu étais pour nous la douceur et la tendresse.  Ton calme amenait au recueillement et à la prière.

 Ton humilité et ta simplicité nous ramenaient à l’essentiel dans la vie.  Tu as vécu pour aimer et donner le meilleur de toi à tous ceux et celles qui t’étaient proches sans oublier ceux qui t’étaient loin par le sang, par la foi, par relation interposée ou par opportunité.

 Tu es pour toujours le témoin d’une conscience aiguë rappelant sans cesse que la famille vivant en harmonie, dans l’entraide et la solidarité est une richesse à préserver à tout prix, une chance à consolider, quoi qu’il en coûte !

 Tu savais être disponible et serviable.  Souvent, tu t’oubliais toi-même.  Tu donnais plus que tu ne recevais et n’exigeais des autres.  Tu faisais sienne l’adage selon lequel « la vie ne vaut la peine d’être vécue que si elle est vécue pour les autres ».  EINSTEIN

 Tu repars sans nous prévenir, sans qu’on s’y attende, sans fanfare, sans bruit, sans maladie grave ni vieillesse.  Tu repars au bel-âge, l’âge de la maturité, de l’expérience, de la stabilité, des projets mûris et réfléchis, l’âge de la sagesse.

Oui, il y a quelques mois encore, nous envisagions entreprendre ceci et cela.  Nous nous projetions dans l’avenir, dans un avenir créateur et inventeur.  Nous oubliions que l’avenir est à Dieu.  Nous n’ignorions pourtant pas que l’avenir se moque des ambitions personnelles et rêves non-collectifs.

Oui, c’est vrai que l’homme propose et Dieu dispose.  Nous ne pourrions pourtant nous interdire de faire advenir l’avenir.  Comme il est difficile de se rendre compte que Dieu seul est le garant du devenir de l’Homme !

 Ta réserve naturelle, ta discrétion, ta pudeur, ta piété nous rappellent que pour vivre ensemble, la retenue et le respect mutuel sont des valeurs universelles et non négociables.  Pour mieux vivre ensemble, chacun doit donner et recevoir, chacun doit faire des concessions.

 Tu es partie quand nous avions encore besoin de toi, de ton sourire qui en disait toujours un peu plus, de tes services, des tes conseils, de tes compétences avérées.  Tes directives, éclairages et recommandations vont nous manquer.

Tu pars rejoindre nos parents et grands-parents, nos arrières grands-parents et tous nos aïeux.  Tu rejoins désormais la lignée des ancêtres, ces hommes et ces femmes, qui ont donné un sens à leur vie terrestre en se donnant corps et âme au service de la communauté.

 Ils sont véritablement constructeurs, non pas de murs et maisons, des fortunes et progénitures, mais des relations socio-communautaires constructives et épanouissantes.  Le monde entier peut se prétendre héritier de leur infini et immense patrimoine qu’on ne voit qu’avec le cœur.

Vivi, nous gardons de toi le souvenir d’une personne ouverte à l’Universel.  Tu parlais couramment le lingala, langue des bantous d’Afrique Centrale, langue du Congo.  Ce nom  ressemble étrangement au Togo, avec des destins qui se ressemblent et s’assemblent. 

Au Gabon, au Congo, au Bénin, … tu étais chez toi.  Tu avais beaucoup d’amis, femmes et hommes.  Chacun d’eux témoigne des souvenirs émouvants et chaleureux.  Tu étais une épaule sur laquelle on pouvait se poser et se reposer.

Tu étais pour beaucoup une oreille attentive, souple et apte à la négociation.  Tu étais méthodique, tu rejetais la logique de l’immédiateté et du court terme.  Tu savais aussi t’entêter, t’obstiner, quand tu croyais avoir raison.

 Merci Viviane, merci Vivi pour tes multiples services rendus bénévolement.  Merci pour ta gentillesse.  Toi qui aimais tant prier, intercèdes désormais pour nous.  Demande à Dieu de libérer l’Afrique de la mauvaise gouvernance, de la résignation et de la corruption.

 Que soit éloigné de l’Afrique le détournement des fonds publics, l’organisation des élections trafiquées et falsifiées, , l’égoïsme, le culte de la personnalité des dirigeants politiques et économiques, l’ingratitude, l’insatisfaction, les rapaces politiques, les vipères socio-économiques et financiers.

Que l’Afrique soit définitivement libérée de cette programmation géostratégique qui maintient tant de peuples dans la médiocrité, dans la dépendance économique, technologique et politique.

 Pardonne-nous si nous t’avions de temps en temps blessé, frustré, humilié, offusqué ou vexé.  Nous t’accordons aussi notre pardon inconditionnel.  Que notre vie soit désormais action de grâce, amitié, amour, bonté, clairvoyance, partage, sagesse, universalité.

 Tu es née le 1er et tu meurs le 31.  Tu as vraiment bouclé la boucle.  Tu as accompli ta mission. 

 Adieu  Viviane  – à Dieu Vivi

 Ton ami et frère, Jean KAZADI  KATUMBAY