UNIVERSITE GRATUITE

Le M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology) publie la totalité de ses cours universitaires gratuitement en ligne.

Cela s’inscrit dans son programme de diffusion de ses contenus en ligne, l’OpenCourseWare (OCW). Les 1800 cours de la célèbre université américaine seront ainsi disponibles, gratuitement et sans aucune inscription. L’objectif poursuivi est d’utiliser l’Internet comme  l’un des meilleurs moyens de faire progresser l’éducation dans le monde.

Elle est la première université américaine qui offre la totalité de ses cours.

Le M.I.T. offre plus de 1550 cours en ligne et le site reçoit plus de 1,5 millions visites mensuelles provenant du monde entier (dont 60% hors des Etats-Unis). Evidemment la grande partie est comme d’habitude en anglais mais aussi en espagnol, en portugais et en chinois (simplifié et traditionnel) (2). Quelques uns sont traduits en thaïlandais.  Il est prévu que certains de ces cours soient traduits en Français mais apparemment la traduction n’est pas encore disponible.  Pourquoi ?.  La majorité des cours sont en PDF mais on trouve également des fichiers audio et vidéo.

La finalité de ces cours n’est pas d’attribuer des titres universitaires mais de favoriser l’interaction et « humaine » poursuivait-il. Le but n’est en aucun cas de remplacer des études « classiques », mais « de fournir du matériel gratuit pour les enseignants, les étudiants et les autodidactes du monde entier ».

L’Union Africaine devrait prendre conscience que la démocratisation du savoir par sa diffusion libre et gratuite accélérerait le développement du continent.  Les dirigeants africains doivent nécessairement repenser le modèle universitaire actuel et ses moyens de travail.  Cliquez sur le lien qui suit pour accéder aux cours :

http://ocw.mit.edu/courses/

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STEVE JOBS

VIVRE DE MANIERE REALISTE

 

Voici l’un de plus beaux textes qui puisse exister sur terre.  No comment. Read only.
   
« C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde.    Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste 3 expériences.
« Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université !»

  
La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au  Reed College au bout de six mois, mais  j’y suis resté auditeur libre pendant  dix-huit mois avant de laisser tomber  définitivement.

    
Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?

   
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs.

  
Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. »
   
 Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.

   
17 ans plus tard, j’entrais donc à l’université.     Mais j’avais naïvement choisi    un établissement presque aussi cher que  Stanford, et toutes les économies de mes  parents servirent à payer mes frais de  scolarité.     Au bout de 6 mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant.

    
Je décidai donc de laisser tomber.

   
Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.
   
Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal.

   
Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir.  Laissez-moi vous donner un exemple :

   
le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoire, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie.

  
C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science.  J’étais fasciné.

   
Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie.  Pourtant, 10 ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac.     Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels.
   
Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait.  Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.
   
On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.

   
« Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire »

   
Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais.

   
J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve  Wozniak, le co-fondateur d’Apple  N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans  le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, 10 ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
   
C’est alors que je fus viré.
   
Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien.

   
Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes. 

  
Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley.

   
Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais.  Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit,
mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.

   
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.

   
Pendant les 5 années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story, est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple.

   
Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.    Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer.

   
Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.

   
« Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie ? »

   
Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. »

    
Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les 33 années écoulées, je me suis regardé dans la glace le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.

  
Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel.

  
Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu.  Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.

   
Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas.  Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie :

 
« Préparez-vous à mourir. »

   
Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les 10 prochaines années. Ce qui signifie essayé de faciliter les choses pour votre famille.  En bref, faire vos adieux.
   
J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin.
J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie.  On m’a opéré et je vais bien.

   
Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous.  Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux.

   
C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité. Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre.

   
Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.

   
Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole  Earth Catalog, l’une des bibles de ma  génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid.    C’était une sorte de Google en livre de poche, 35 ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.

   
Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth  Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure.

   
Dessous, on lisait :       « Soyez insatiables. Soyez fous. ».     C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous.    C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.      Soyez insatiables. Soyez fous.  Merci à tous.»

   
  Steve Jobs 1955-2011

LES 10 ERREURS FATALES DE LAURENT GBABO

 1. Au lieu d’utiliser la force, il fallait dès le départ prouver par tous moyens, qu’il a effectivement gagné les élections. Les trafics d’influence, les intimidations et menaces, l’ont tout de suite décrédibilisé.

2. Il a surestimé ses forces. Il a cru qu’il pouvait faire comme Georges W. Bush et réussir. L’Amérique en a payé le prix. Il a fallu trouver une étoile planétaire aussi brillante comme celle des rois mages bibliques en la personne de BARACK OBAMA pour vite remettre les USA sur la scène internationale.

3. Il a sous-estimé la force de l’Internationale Stratégique et Financière qui se cache derrière OUATARRA qui a ses ramifications dans plusieurs pays parmi lesquels l’Angola, l’Afrique du Sud, le Maroc, le Gabon, le Nigeria, le Burkina Faso, la France, I’ Israël, les USA, etc.

4. Il a feint d’ignorer que beaucoup de dirigeants africains ont encore besoin de l’appui français qui est membre permanent du conseil de Sécurité des Nations Unies avec droit de Veto. Même les Etats Unis ont besoin de la France. Quant Chirac s’est opposé à Bush, il a toutefois autorisé aux avions américains d’utiliser éventuellement l’espace aérien français pour faire la guerre. Les cadeaux politiques sont des dettes et ne s’oublient pas.

5. Il a ignoré que la COTE D’ IVOIRE est faite de beaucoup de citoyens d’origine étrangère. Il y a des discours qui sont gênants pour tous les métis « noirs » qui généralement occupent des postes hyper-stratégiques. Les africains doivent sortir de la logique du sang pour entrer dans la logique des alliances tactiques. Tout citoyen est citoyen. Admettre la notion de citoyen de seconde zone équivaut à une bombe placée dans une poubelle au cœur de la ville.

6. Il a ignoré que les discours nationalistes sont porteurs des malheurs : Lumumba, Kabila, Mugabe, Mobutu, Kadhafi, etc. en savent quelque chose. Il y a des intérêts nationaux qu’il faut parfois sacrifier pour avoir la paix et avoir le soutien de la Communauté Internationale. On peut sacrifier le cuivre, l’uranium, le diamant, etc. sur l’autel de la mafia internationale. En contre partie celle-ci peut vous garantir la paix. Par contre vous pouvez développer votre pays par l’intelligence informatique, l’innovation technologique, les structures scientifiques de haut niveau. Les idées suffisent largement pour rendre un pays riche, prospère et puissant. Sans la paix, les matières premières, les ports et infrastructures ne servent à rien.

 7. Il a oublié qu’il y a pas moins de quinze mille citoyens ivoiriens qui sont bi-nationaux : Français et Ivoiriens. La France n’est pas prête à avoir à Abidjan un pouvoir anti-français susceptible de menacer ses intérêts. L’appui des chinois ne suffit pas. La Chine a besoin de la France dans plusieurs domaines technologiques, industriels, militaires, etc. Les Français parlent très souvent de l’immigration africaine et parlent à peine de l’immigration chinoise. Et pourtant il y a des arrondissements entiers de Paris qui sont « chinoicisés ». Cela dit tout…

8. Il a sous-estimé l’influence de Blaise KOMPAORE et de son pays pauvre le BURKINA FASO. Les congolais de la RD CONGO sous-estimaient le Rwanda. Aujourd’hui leur opinion a changé. « Un petit piment pique mieux qu’un gros » dit un proverbe Luba du Kasaï. KOMPAORE est garant de la conscience tranquille française dans la mort de SANKARA qui s’impose comme un héros africain. Il faut en permanence acheter son silence.

9. GBABO, pourtant professeur d’histoire, n’a pas bien lu ou étudié l’histoire du Grand Maître et ancien agent français Omar BONGO ONDIMBA dans sa relation complexe avec la France. Il faut étudier l’Histoire pour pouvoir prendre de bonnes décisions au présent et anticiper l’avenir avec réalisme. Le grand Omar savait jusqu’où il pouvait aller dans ses menaces. Si le Gabon n’est pas développé, au moins le Gabon ne connait pas le traumatisme de la guerre. C’est vrai que la vie est un choix. Mais quand on est président, les choix stratégiques engagent la vie des innocents et martyrisent des millions des personnes.

10. GBABO s’est entouré des conseillers fanatiques, irréalistes, idéalistes et non pragmatiques. KABILA KABANGE Joseph, fils d’un président assassiné par la mafia internationale, a su sauver son pouvoir en allant faire un tour rapide en Occident dès son accession au pouvoir et en apprivoisant ses opposants d’hier, en leur donnant des avantages juteux, et surtout en acceptant de prendre le risque du partage de son pouvoir. Kabila est encore au pouvoir. Ses opposants d’hier sont enterrés aux oubliettes de l’Histoire. C’est parfois le prix à payer pour pacifier un pays.

SI OUATARRA semble avoir gagné, la Cote d’Ivoire vient de perdre pour au moins dix ans une bonne partie de ses atouts. Quel gâchis !

Jean KAZADI KATUMBAY excelle depuis plusieurs années dans le domaine du développement personnel. Il écrit plusieurs chroniques et donne des conseils gratuits.  Vous pouvez réagir sur le site ou lui écrire à l’adresse suivante : muazadi@yahoo.fr

LA FRANCE EST EN DANGER DE MORT

Les français deviennent-ils « extrémistes » ?  Les français se trompent énormément de cible en favorisant la tendance extrémiste. La crise économique est mondiale. Elle est structurelle et philosophique. Elle a ses racines dans les théories économico-politiques et stratégiques qui gouvernement la pensée et les structures mondiales. La faute n’est ni à Barack Obama, ni à Sarkozy, ni aux chinois, ni à Bruxelles.

Le capitalisme est entrain d’atteindre ses limites. Le travail classique ne permettra plus à tous les travailleurs de se prendre en charge et de mieux vivre. Il faut trouver de nouveaux critères de redistribution des richesses. La satisfaction équitable des droits humains les plus élémentaires et des indices du développement humain (santé, éducation, distraction, etc.) doit-être le but de l’action politique collective.

Il faudrait revoir la notion de la concurrence, de croissance et du développement, fut-il durable. Il y a des produits qui ne doivent plus être des marchandises. Mais j’avoue qu’un tel bouleversement culturel est difficilement envisageable. Les français qui sont habitués aux « acquis sociaux » auront de la peine à abandonner leurs privilèges et leur culture de surconsommation. Ceux qui votent contre la présence des étrangers et particulièrement les africains se trompent de cible.

La crise française n’est pas liée à l’immigration. Il y a beaucoup d’immigrés français au canada, aux USA, au Gabon, en Cote d’Ivoire. On l’oublie parfois. Autant l’Afrique a besoin de la France autant la France a besoin de l’Afrique. Beaucoup d’Africains aujourd’hui se tournent irréversiblement et avec entêtement vers la Chine et l’Inde. C’est la France qui est perdante si Claude Guéant supprime les visas aux africains pour plaire aux jeunes français qui ne comprennent rien ni de l’économie ni de la politique internationale.

Tous les africains qui sont déçus par la politique française et le penchant extrémiste actuellement en vogue, pourraient s’organiser pour saboter les intérêts économiques, culturels et politiques. Ils n’auront pas besoin de la violence barbare de Ben Laden, qui après tout, n’a rien changé. Elle nous a doté par contre des passeports biométriques un peu plus sécurisés. Paris et ses musées, son histoire, ses institutions internationales, son TGV, etc. est pour certains la capitale du monde.

Faut-il perdre ce statut pour se ghettoïser ? La France n’appartient pas aux français. Paris est une ville mondiale. La France que j’aime est un patrimoine universel. La France de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, est un phare qui éclaire les consciences. La France est une énergie qui doit mobiliser les peuples du monde entier et construire la fraternité universelle. La France n’est pas un pays. La France est un idéal humain qui tire les humains vers plus de solidarité.

Jeunes français, calmez-vous. Vous n’êtes pas les plus misérables. Il y a plus d’immigrés au Canada et aux Etats Unis qu’en Europe. Au lieu de revendiquer vos droits et avantages en permanence, essayons de nous associer, nous, citoyens conscients du monde entier. Débattons pour poser des nouvelles bases qui construisent une nouvelle civilisation. La nouvelle ère, doit permettre des combats, non pas les uns contre les autres mais les uns pour les autres.

Construisons de nouveaux forums qui, grâce aux réseaux sociaux, permettent de faire avance un nouvel ordre mondial. Il paraît irresponsable de demander à Sarkozy de penser à notre place. Les G8, les G20, les G2 (USA/CHINE), DAVOS, les parlements, les commissions, etc. ne sont que des tribunes permettant à certains de parler en nos noms. Les La vraie démocratie implique une participation de tous. Il faut qu’ensemble on revoit l’ordre social planétaire.

Je suis désolé de parler comme un prophète apocalyptique. Si vous votez pour l’extrême droite, voici les malheurs qui vous arriveront à coups sûr :

1. Les produits français seront sabotés

 2. Les touristes fuiront la France

3. La langue française disparaîtra et ne sera plus la langue diplomatique

4. Il n’y aura plus de fierté à être français

5. Le vin français n’aura plus de goût

6. Lors des compétitions internationales, plus personne n’applaudira les champions français

Pour le bien de tous, protégeons la France de la diversité, de la pluralité, de la différence. Ayez le courage de reconnaître que la vraie réponse à la crise actuelle n’est pas dans l’exclusion mutuelle. Elle réside dans une concertation planétaire. Le 21ème siècle avec toutes ses technologies de communication nous impose de redevenir de nouveaux Voltaires, Diderot, rousseau, Montesquieu, etc. capables de faire émerger un nouveau contrat social planétaire.

Jean KAZADI KATUMBAY excelle depuis plusieurs années dans le domaine du développement personnel. Il écrit plusieurs chroniques et donne des conseils gratuits sur ce site : https://conseilsgratuits.wordpress.com/ Vous pouvez réagir sur le site ou lui écrire à l’adresse suivante : muazadi@yahoo.fr

LA PUISSANCE DE LA GENEROSITE

Auteur inconnu

Un jour, un pauvre garçon, qui vendait des articles de porte en porte pour payer ses études s’aperçut qu’il ne lui restait qu’une pièce de 10 cents alors qu’il avait très faim.

Il décida donc de demander un repas à la prochaine maison. Cependant il perdit sa hardiesse lorsqu’une très jolie jeune femme ouvrit la porte . Ébahi par cette belle créature de la nature, au lieu du repas, il demanda plutôt un verre d’eau..

La jeune femme constatant qu’il était affamé et affaibli lui apporta un grand verre de lait. Il le but lentement et demanda :  » Je vous dois combien madame? » « Tu ne me dois rien du tout » répondit-elle. »Maman nous a appris à ne jamais accepter d’être payé pour une gentillesse » . Il répondit : « Alors je vous remercie du fond du coeur et que Dieu vous bénisse ».

En quittant la maison, Howard Kelly, en plus de se sentir plus fort physiquement, sentait aussi un regain de Foi en Dieu, car il était sur le point d’abandonner tout, découragé par ses labeurs et sa condition de misère et de galère. Plusieurs années plus tard, cette même jeune femme tomba gravement malade. Les médecins locaux étaient mystifiés. Ils l’envoyèrent dans la grande ville où ils firent appel aux grands spécialistes pour se pencher sur cette maladie rare.

Le Dr Howard Kelly fut appelé en consultation. Lorsqu’il entendit le nom de la ville d’où venait la malade, une lueur étrange brilla dans ses yeux. Immédiatement il se leva et alla dans le couloir menant à sa chambre. Vêtu de son sarrau il entra la voir.. Il la reconnut aussitôt surtout que sa beauté n’avait pas été altérée par le temps et par la maladie. Il retourna à la pièce des consultations, déterminé à faire de son mieux pour sauver sa vie. A partir de ce jour, il porta une attention toute spéciale à son cas.

Après un long combat, la bataille fut gagnée et la jeune femme retrouva tous ses sens et son charme.. Dr Kelly fit la requête que la facture finale lui soit envoyée pour approbation. Il y jeta un coup d’ oeil, écrivit une note dans la marge et envoya la facture à la chambre.. La malade craignait de l’ouvrir, étant certaine que ça lui prendrait le reste de sa vie pour la payer en entier. Elle prit son courage à deux mains et l’ouvrit finalement.

Quelque chose capta son attention sur le côté gauche de la facture. Elle lut ces mots: « Payé en entier avec un verre de lait » (Signé) Dr Howard Kelly. Des larmes de joie inondèrent ses yeux, elle tomba à genoux et son coeur rempli de joie, elle pria : « Merci mon Dieu que Ton amour et Ta miséricorde se répandent à travers les coeurs, les actes et les mains des humains. » Il y a un dicton qui dit ceci: « Du pain jeté à l’eau vous revient toujours ». L’acte de bonté que vous faites aujourd’hui peut bénéficier à vous ou à une personne que vous aimez, au moment où vous ne vous y attendiez pas.

Si vous ne revoyez pas cet acte de bonté de votre vivant, au moins vous aurez fait du monde une place où il fait bon vivre, vos descendants en récolteront les fruits. Et de toutes façons, n’est-ce pas le but de la vie?

METHODES POUR SE DEBARRASSER DES DICTATEURS

Manuel à l’usage des peuples qui veulent se débarrasser de leur dictateur

Auteurs : Kidi Bebey et Alex Ndiaye

Vadémécum pour un printemps arabe.

Pour se débarrasser de son dictateur, la première règle est de ne compter que sur soi-même. Surtout, il ne faut pas croire que les Occidentaux voleront à votre secours. Faites d’abord le boulot, c’est alors seulement qu’ils se souviendront de l’universalité des fameux «principes démocratiques».

En second lieu, il n’est pas nécessaire d’avoir un homme providentiel, bien souvent il vous décevra et s’accaparera le pouvoir à la première occasion. Lui préférer une révolution sans leader, sans autre visage que celui du peuple. Cela a pour mérite de rallier les militaires et d’attirer la curiosité de l’opinion internationale.

Troisième point, il faut savoir choisir soigneusement ses manifestants. Veillez à tenir à l’écart les religieux extrémistes, les politiciens opportunistes, les ralliés de la dernière heure et les anarchistes destructeurs. En revanche, une jeunesse qui ne craint pas les balles et les gaz lacrymogènes —périmés ou non—, est un atout indispensable. La composante féminine est encore plus utile. Elle ajoutera du crédit à votre projet, vous ralliera une part non négligeable de la population (les femmes sont majoritaires dans TOUS les pays sauf l’Inde), abaissera le niveau de violence potentielle, et à l’occasion, une manifestation de femmes aux sein nus vous procurera quelques photos inoubliables.

Quatrièmement, cultivez vos amitiés sur Facebook. Ce ne sont pas plusieurs centaines, ni plusieurs milliers, mais des millions d’amis que vous devez avoir. Deux millions de Tunisiens ont leur page Facebook…  C’est la condition du succès: l’effet feu de brousse qui se transforme en un gigantesque incendie. Internet est votre meilleur ami et votre plus sûr allié. Le dictateur, même bien informé, ne sait pas encore comment contrer le Web.

Dès lors, vous devez veiller à documenter votre révolution en vous équipant de smartphones capables de filmer les manifestations ou la répression policière. Les Chinois fabriquent de faux iPhone à bas prix, on peut s’en procurer pour une somme raisonnable. Et puis, pour une fois au moins dans votre vie, vos films amateurs intéresseront un public plus large que votre cercle familial. Le quart d’heure de célébrité d’Andy Warhol est à portée de main…

Cinquièmement, trouvez un nom qui sonne bien pour votre révolution. Les fleurs (œillets, tulipe, jasmin) ça commence à lasser. Les couleurs (rouge ou orange) ça n’est guère glamour. Au rayon des tissus, hormis le velours, on ne voit pas trop quoi choisir… Tweed, popeline, wax ou bazin… vous pouvez essayer mais le succès n’est pas garanti.

Dans le même ordre d’idée, un bon slogan vaut mieux qu’un long discours. «Ben Ali dégage!», simple et direct —bien qu’un peu sommaire— s’est révélé d’une efficacité redoutable. On peut certes le reproduire de pays en pays, mais vous devez faire preuve d’originalité; c’est à ce prix que votre révolution sortira du lot et sera médiatisée de par le monde.

Sixièmement, sachez retourner les policiers et les soldats. Après tout ce sont des hommes comme vous, des citoyens et des pères de famille. Beaucoup ont les mêmes problèmes quotidiens que vous. Ils habitent parfois la rue d’à côté. Profitez-en donc pour aller sonner à leur porte la nuit venue, et les convaincre —en insistant si nécessaire— de rejoindre les rangs de la révolte. Si certains sont réticents, essayez avec leurs enfants. Les fils de policiers ont sans doute des comptes familiaux à régler avec papa. Ils seront les premiers sur les barricades, à jeter des pierres.

Le septième point est le plus important en ce début de 21e siècle. Votre révolution doit être exemplaire afin de pouvoir s’exporter. Pas de pillage à grande échelle: on n’est pas en Grèce. Pas d’usage de déjections humaines ou animales: on n’est pas en Grande-Bretagne dans une manifestation d’étudiants en colère. Pas de lynchage systématique: on n’est pas au Pakistan.

En revanche, ayez quelques blogueurs lookés «sympa», à la Steve Jobs, patron cool, qui sauront s’adresser aux journalistes et poser devant les caméras. Autre façon de séduire, nommer rapidement un blogueur à un poste ministériel, d’où il tweetera pendant les Conseils des ministres. Accueillir à bras ouverts la presse étrangère, et se mettre dans la poche un grand réseau de télévision, de type Al-Jazeera ou CNN.

Huitième point, mettez la main sur le carnet d’adresses privé de votre dictateur. Il a probablement tout un réseau d’amis puissants venus d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique: présidents, ministres, hommes d’affaires, intellectuels et artistes de renom. Il s’en trouvera bien quelques-uns qui auront passé des vacances dans vos hôtels de luxe, au frais du contribuable.

Plus ces personnalités seront puissantes dans leur pays et plus vos révélations provoqueront de scandale. L’objectif étant de faire culpabiliser les grandes puissances et de les amener à vous soutenir pour ne pas paraître complices. Au passage, vous aurez sans doute la satisfaction de voir quelques ministres étrangers démissionner piteusement en s’excusant d’avoir dégusté des bricks au thon dans l’avion privé d’un homme d’affaires proche du régime.

Neuvième point, c’est le moment de penser à culpabiliser la finance mondiale. Votre dictateur est d’abord un voleur et les banquiers du Nord sont ses complices. L’argent est quelque part dans des coffres étrangers, c’est le moment de le crier haut et fort et de réclamer son retour au pays. Vous aurez, de surcroît, l’immense plaisir de voir des banquiers cossus ou des dirigeants complices faire acte de contrition en public. Avec un peu de chance, il se trouvera un Suisse pour demander pardon. Soyez magnanime, n’exigez pas forcément la tête de votre dictateur, mais simplement son portefeuille, qui, après tout, est un peu le vôtre.

Dixième point. Si Dieu s’est reposé au septième jour, il n’est pas question pour vous de faire de même. Une fois le dictateur en fuite, la partie n’est pas pour autant terminée. Il vous reste encore beaucoup de travail pour gérer la transition et installer un nouveau pouvoir.

Une révolte, ce n’est pas si compliqué; mais une révolution c’est une entreprise de longue haleine. Gardez la tête froide.

Kidi Bebey et Alex Ndiaye

DIEU CRUCIFIE EN AFRIQUE

BENOIT  AWAZI

Le Monde Diplomatique de Juillet 2009, Lectures p. 24.

 AFRIQUE.

 Le Dieu Crucifié en Afrique et Panorama des Théologies négro-africaines anglophones.

Benoît Awazi Mbambi Kungua

L’Harmattan, Paris, 2008, deux tomes : respectivement 330 pages, 31 euros, et 283 pages, 27,50 euros.

Théologien érudit, l’auteur propose une interprétation de la crise africaine, qu’il date de l’« irruption de la modernité occidentale au XVIe siècle » – traite, esclavage, colonisation, néocolonialisme. L’élaboration d’une théologie de la libération holistique devant, selon lui, permettre le dépassement de la médiation épistémologique, politique du christianisme colonial.

La tâche peut paraître rude si l’on songe aux conditions de l’accueil de l’Evangile par les Africains ; celles d’un « processus barbare et déshumanisant d’annihilation anthropologique ». Contrairement à l’Amérique latine, où l’éclosion d’une pensée chrétienne libératrice s’est située dans la lutte de la majorité de paysans pauvres contre une minorité capitaliste rapace, en Afrique noire c’est l’homme lui-même qui a été vidé de son humanité, qui a été « annihilé », écrit-il.

D’où la spécificité d’une théologie africaine de la libération, et l’émergence d’un « christianisme solidement arrimé dans la culture, la métaphysique et la mystique négro-africaine ». Un terrain fertile, dont ont surtout profité les Eglises évangéliques du spectacle importées des Amériques.

 Augusta Conchiglia.