TECHNIQUES POUR CONTROLER ET MANIPULER LA POPULATION

TECHNIQUES POUR CONTROLER ET MANIPULER LA POPULATION

La stratégie de la diversion

Elément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » (Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

La stratégie du dégradé

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution si ils avaient été appliqués brutalement.

La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu. Exemple récent : le passage à l’Euro et la perte de la souveraineté monétaire et économique ont été acceptés par les pays Européens en 1994-95 pour une application en 2001. Autre exemple : les accords multilatéraux du FTAA que les USA ont imposé en 2001 aux pays du continent américain pourtant réticents, en concédant une application différée à 2005.

S’adresser au public comme à des enfants en bas-age

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Exemple typique : la campagne TV française pour le passage à l’Euro (« les jours euro »). Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans. » (cf. « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être de la plus pauvre sorte, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. » (cf. « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »)

Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !…

Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Auteur Inconnu

UNIVERSITE GRATUITE

Le M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology) publie la totalité de ses cours universitaires gratuitement en ligne.

Cela s’inscrit dans son programme de diffusion de ses contenus en ligne, l’OpenCourseWare (OCW). Les 1800 cours de la célèbre université américaine seront ainsi disponibles, gratuitement et sans aucune inscription. L’objectif poursuivi est d’utiliser l’Internet comme  l’un des meilleurs moyens de faire progresser l’éducation dans le monde.

Elle est la première université américaine qui offre la totalité de ses cours.

Le M.I.T. offre plus de 1550 cours en ligne et le site reçoit plus de 1,5 millions visites mensuelles provenant du monde entier (dont 60% hors des Etats-Unis). Evidemment la grande partie est comme d’habitude en anglais mais aussi en espagnol, en portugais et en chinois (simplifié et traditionnel) (2). Quelques uns sont traduits en thaïlandais.  Il est prévu que certains de ces cours soient traduits en Français mais apparemment la traduction n’est pas encore disponible.  Pourquoi ?.  La majorité des cours sont en PDF mais on trouve également des fichiers audio et vidéo.

La finalité de ces cours n’est pas d’attribuer des titres universitaires mais de favoriser l’interaction et « humaine » poursuivait-il. Le but n’est en aucun cas de remplacer des études « classiques », mais « de fournir du matériel gratuit pour les enseignants, les étudiants et les autodidactes du monde entier ».

L’Union Africaine devrait prendre conscience que la démocratisation du savoir par sa diffusion libre et gratuite accélérerait le développement du continent.  Les dirigeants africains doivent nécessairement repenser le modèle universitaire actuel et ses moyens de travail.  Cliquez sur le lien qui suit pour accéder aux cours :

http://ocw.mit.edu/courses/

LES 10 ERREURS FATALES DE LAURENT GBABO

 1. Au lieu d’utiliser la force, il fallait dès le départ prouver par tous moyens, qu’il a effectivement gagné les élections. Les trafics d’influence, les intimidations et menaces, l’ont tout de suite décrédibilisé.

2. Il a surestimé ses forces. Il a cru qu’il pouvait faire comme Georges W. Bush et réussir. L’Amérique en a payé le prix. Il a fallu trouver une étoile planétaire aussi brillante comme celle des rois mages bibliques en la personne de BARACK OBAMA pour vite remettre les USA sur la scène internationale.

3. Il a sous-estimé la force de l’Internationale Stratégique et Financière qui se cache derrière OUATARRA qui a ses ramifications dans plusieurs pays parmi lesquels l’Angola, l’Afrique du Sud, le Maroc, le Gabon, le Nigeria, le Burkina Faso, la France, I’ Israël, les USA, etc.

4. Il a feint d’ignorer que beaucoup de dirigeants africains ont encore besoin de l’appui français qui est membre permanent du conseil de Sécurité des Nations Unies avec droit de Veto. Même les Etats Unis ont besoin de la France. Quant Chirac s’est opposé à Bush, il a toutefois autorisé aux avions américains d’utiliser éventuellement l’espace aérien français pour faire la guerre. Les cadeaux politiques sont des dettes et ne s’oublient pas.

5. Il a ignoré que la COTE D’ IVOIRE est faite de beaucoup de citoyens d’origine étrangère. Il y a des discours qui sont gênants pour tous les métis « noirs » qui généralement occupent des postes hyper-stratégiques. Les africains doivent sortir de la logique du sang pour entrer dans la logique des alliances tactiques. Tout citoyen est citoyen. Admettre la notion de citoyen de seconde zone équivaut à une bombe placée dans une poubelle au cœur de la ville.

6. Il a ignoré que les discours nationalistes sont porteurs des malheurs : Lumumba, Kabila, Mugabe, Mobutu, Kadhafi, etc. en savent quelque chose. Il y a des intérêts nationaux qu’il faut parfois sacrifier pour avoir la paix et avoir le soutien de la Communauté Internationale. On peut sacrifier le cuivre, l’uranium, le diamant, etc. sur l’autel de la mafia internationale. En contre partie celle-ci peut vous garantir la paix. Par contre vous pouvez développer votre pays par l’intelligence informatique, l’innovation technologique, les structures scientifiques de haut niveau. Les idées suffisent largement pour rendre un pays riche, prospère et puissant. Sans la paix, les matières premières, les ports et infrastructures ne servent à rien.

 7. Il a oublié qu’il y a pas moins de quinze mille citoyens ivoiriens qui sont bi-nationaux : Français et Ivoiriens. La France n’est pas prête à avoir à Abidjan un pouvoir anti-français susceptible de menacer ses intérêts. L’appui des chinois ne suffit pas. La Chine a besoin de la France dans plusieurs domaines technologiques, industriels, militaires, etc. Les Français parlent très souvent de l’immigration africaine et parlent à peine de l’immigration chinoise. Et pourtant il y a des arrondissements entiers de Paris qui sont « chinoicisés ». Cela dit tout…

8. Il a sous-estimé l’influence de Blaise KOMPAORE et de son pays pauvre le BURKINA FASO. Les congolais de la RD CONGO sous-estimaient le Rwanda. Aujourd’hui leur opinion a changé. « Un petit piment pique mieux qu’un gros » dit un proverbe Luba du Kasaï. KOMPAORE est garant de la conscience tranquille française dans la mort de SANKARA qui s’impose comme un héros africain. Il faut en permanence acheter son silence.

9. GBABO, pourtant professeur d’histoire, n’a pas bien lu ou étudié l’histoire du Grand Maître et ancien agent français Omar BONGO ONDIMBA dans sa relation complexe avec la France. Il faut étudier l’Histoire pour pouvoir prendre de bonnes décisions au présent et anticiper l’avenir avec réalisme. Le grand Omar savait jusqu’où il pouvait aller dans ses menaces. Si le Gabon n’est pas développé, au moins le Gabon ne connait pas le traumatisme de la guerre. C’est vrai que la vie est un choix. Mais quand on est président, les choix stratégiques engagent la vie des innocents et martyrisent des millions des personnes.

10. GBABO s’est entouré des conseillers fanatiques, irréalistes, idéalistes et non pragmatiques. KABILA KABANGE Joseph, fils d’un président assassiné par la mafia internationale, a su sauver son pouvoir en allant faire un tour rapide en Occident dès son accession au pouvoir et en apprivoisant ses opposants d’hier, en leur donnant des avantages juteux, et surtout en acceptant de prendre le risque du partage de son pouvoir. Kabila est encore au pouvoir. Ses opposants d’hier sont enterrés aux oubliettes de l’Histoire. C’est parfois le prix à payer pour pacifier un pays.

SI OUATARRA semble avoir gagné, la Cote d’Ivoire vient de perdre pour au moins dix ans une bonne partie de ses atouts. Quel gâchis !

Jean KAZADI KATUMBAY excelle depuis plusieurs années dans le domaine du développement personnel. Il écrit plusieurs chroniques et donne des conseils gratuits.  Vous pouvez réagir sur le site ou lui écrire à l’adresse suivante : muazadi@yahoo.fr

APRES LA TUNISIE A QUI LE TOUR

Un nouveau virus contre les pouvoirs dictatoriaux

Un nouveau monde est entrain de naître, un nouveau contexte international est entrain d’émerger, une nouvelle génération citoyenne, consciente et informée surgit des cendres des dictatures.  Une génération qui ne se réfugie dans des accusations passéistes pour justifier ses misères actuelles, une génération qui rejette la résignation et la fatalité, une génération prompte à réagir, à rechercher les vraies causes et à trouver des solutions appropriées.  Un nouvel ordre mondial géo-relationnel est entrain de jaillir. Un renversement d’organigramme politique s’impose peu à peu.  Le peuple prend sa revanche pour s’imposer désormais comme interlocuteur de ses serviteurs les dirigeants.

 

Malgré la répression sanglante, des jeunes tunisiens, égyptiens, et libyens  viennent de prouver au monde entier leur témérité.  La jeunesse d’aujourd’hui a l’immense privilège de voyager et voir le fonctionnement du monde occidental.  Ils font des comparaisons et se rendent compte que certains dirigeants politiques sont des fossoyeurs de leur propre Nation.  Ils instrumentalisent la religion, le racisme, le sentiment nationaliste, les diversités culturelles pour régner sans fin.  Le pouvoir est pour eux un acquis et un héritage.  Ils ne sont pas au pouvoir pour servir mais plutôt pour se servir.  Le pouvoir devient un moyen d’enrichissement rapide, un tremplin pour se faire connaitre et être connu.

 

Petit à petit les détenteurs du pouvoir confondent leur être et le pouvoir qu’ils gèrent.  Leurs affaires privées deviennent des secrets d’Etat.  L’armée, supposée protégée la république devient une milice au service des gouvernants.  Certains sont payés dans l’armée pour mater toute opposition aux idées des dirigeants.  La presse est prise en otage.  Certains religieux sont soudoyés pour encenser le pouvoir en place.  Les enseignants et universitaires sont attaqués, disqualifiés, intimidés dans leur vie privée pour les inciter à soutenir les idées  et sottises du pouvoir.  Les opposants sont taxés d’espions, des contre-révolutionnaires, des rebelles, etc.  Les courtisans sont qualifiés des héros.

 

Le développement de la population devient un tabou.  On nourrit la population des promesses irréalistes.  On s’éloigne d’elle et on ne revient vers elle que à l’approche des élections.  On sous-estime sa capacité de révolte et on compte sur l’appui de Paris, de Washington, de Londres, de Pékin, de Luanda, etc. pour se maintenir à tout prix au pouvoir.  Le pays est géré avec un amateurisme qui frise l’incompétence au sommet de l’ETAT.  Les décisions politico-économiques paralysent davantage l’économie au lieu de libérer la croissance.  Celles-ci favorisent l’enrichissement des proches du pouvoir qui sont des hommes d’affaires au lieu de protéger le développement national.  On préfère importer que d’encourager les entreprises à s’installer sur place.  Celles qui parviennent à s’installer dans le pays sont victimes des tracasseries organisées par ceux du sérail.  L’’insuffisance d’entreprises génère le chômage et le malaise social s’ensuit.

 

Il ne suffit plus d’invoquer « le complot étranger, l’ingérence, le risque de l’extrémisme islamique, etc. » pour amadouer les populations et la Communauté Internationale.  La vague des contestations qui déferle la chronique est l’expression d’un profond malaise planétaire.  Les peuples du monde entier, de plus en plus  instruits et informés, souhaitent vivre conformément à la dignité humaine.  L’Histoire leur apprend qu’au nom de la nation, de la tribu, de la couleur et de l’identité, les dirigeants politiques, appuyés par des lobbies économiques et industriels, divisent pour se maintenir au pouvoir et jouir des privilèges liés à la gestion de la chose publique.

 

Evidemment, les Etats policiers et sans Etat, dont les dirigeants considèrent le pays comme une propriété privée, les pays dirigés sans réels contrepouvoirs, sans plans ni projets réfléchis, sans dialogue, ‘pilotés’ sans boussole et avec des parlements soumis à la cause des chefs et des intérêts machiavéliques, niant la souveraineté du peuple, etc. savent s’organiser pour mater violemment les populations.  Ils n’hésitent pas d’utiliser des mercenaires et milices afin d’éradiquer toute forme d’insurrection populaire.  Mais petit à petit le monde change.  Les carnages ne sont plus possibles sans s’attendre aux menaces de la nouvelle épée de Damoclès, « la Cour Pénale Internationale ».  Les forces de l’ordre sont désormais conscientes qu’elles peuvent être inquiétées par la Communauté Internationale dès lors qu’une seule personne est tuée dans des conditions floues et volontairement maquillées par les forces du désordre.  Le cas récent de Floribert CHEBEYA en République Démocratique du Congo en constitue bien la preuve et fera école pour certains qui ne pourront plus dire qu’ils n’étaient pas avertis.

 

Il est grave et préoccupant d’entendre plusieurs dirigeants et leaders d’opinion occidentaux dire que ce qui vient de se passer était imprévisible.  Aucun peuple sur la terre n’accepte l’humiliation et l’exploitation.  Aucun peuple, fut-il illettré, ne tolérerait être en permanence un jouet politique de ses dirigeants qui lui font croire qu’il vit dans un paradis artificiel ou dans un enfer réel, au nom de Dieu, de la religion, de l’idéologie, etc.  Tout mépris du peuple aboutit à long terme à la révolte.  Pendant longtemps les régimes ont su contenir les contestations pour assurer la longévité de leur pouvoir en utilisant des peurs infondées, des émeutes, des guerres tribales, de la famine, etc.  Ils oublient qu’un ventre affamé n’a point d’oreille et un esprit enfermé et sans liberté n’obéit point.

 

Tout pouvoir politique dont la survie politique est liée à la peur et aux intimidations finit par être vomis et rejeté par la population.  C’est une forme de lâcheté politique que de croire que les fraudes électorales peuvent faire changer l’opinion publique qui réclame plus de justice sociale et plus de professionnalisme dans la gestion de la Cité.   S’attendre à la soumission perpétuelle des peuples est un leurre.  Il n’existe pas d’opium pour endormir des jeunes sans perspectives et sans travail.  La volonté de changement continuera à se manifester par des furies populaires tant que le patrimoine commun sera confisqué par des dirigeants prédateurs.  Des bombardements, des emprisonnements arbitraires et forfaitaires, des empoisonnements, des asphyxies économiques… ne suffiront plus pour ramener de l’ordre par la force.

 

Une nouvelle révolution mondiale avec des effets imprévisibles est en marche.  Elle a un effet boule de neige qui va de la Tunisie à Washington en passant par Pékin, Paris, Yaoundé, Lomé, etc.  Des populations déterminées se battront désormais non plus avec les armes lourdes et gaz lacrymogènes, mais avec des armes intellectuelles et idéologiques plus puissantes.  Les nouvelles armes des populations s’appellent :

–         les nouvelles technologies de la communication rapide et de l’information multicolore

–         la mondialisation et la globalisation des données et des échanges multisectoriels

–         la conscience planétaire de l’interdépendance

–         Les instruments juridiques internationaux

–         La démocratisation de l’éducation, de la formation et de l’information

–         L’alter mondialisme

–         La fin des monopoles scientifiques, industriels, technologiques, intellectuels, religieux, etc.

–         L’Internet

–         Une certaine primauté donnée à la raison et au débat contradictoire argumenté.

 

Sommes-nous entrain d’aller vers le chaos et l’insécurité planétaire, vers la lutte des classes prédit par le prophète-athée  Karl Marx ?  Je ne pense pas.  Nous allons simplement vers un nouveau monde dans lequel le sort des dirigeants est scellé.  Les peuples leur demandent déjà avec fermeté de rendre compte de leur gestion, des faveurs qu’ils donnent à leurs proches, des intérêts économiques et stratégiques réels qu’ils défendent.

 

Nous allons certainement vers la fin des parlements tels que nous les connaissons encore aujourd’hui.  Désormais la société civile organisée arrachera le pouvoir des parlementaires et se défendra elle-même.  Les insurrections seront monnaies courantes.  Les Journées Nationales et/ou Internationales de la Colère contre les crimes et génocides économiques, politiques, culturels  et scientifiques imposeront des nouvelles normes de gestion de la planète.  Le capitalisme sauvage sera poli pour en faire un libéralisme citadin.  Un nouveau leadership international s’imposera de lui-même.  Le règne de l’arrogance en politique vient de prendre fin.  Les politiques redeviendront des serviteurs et cesseront d’être des dirigeants.  Ils joueront désormais le rôle du gardien de la maison et non du maître de la maison.

 

Les populations se soucieront d’elles-mêmes et se battront pour préserver la vie collective.  Une nouvelle tumeur idéologique vient de ronger la croyance selon laquelle les peuples ont peur et se soumettent à leurs dirigeants.  Désormais ce sont les dirigeants qui ont peur des peuples.  Le nouveau millénaire s’oppose à la diversion et à l’arrogance politicienne.   Il tirera à l’arme lourde sur les injustices, les conspirations internationales, l’absence de liberté et de démocratie, l’exploitation aveugle des matières premières sans souci des générations futures, les coquilles politiques vides et sans raison d’être.

 

Les séismes et secousses politiques qui viennent de commencer et sèment déjà la panique dans tous les milieux décisionnels, ne s’arrêteront pas aux pays africains et pauvres de la planète.  Ce mouvement touchera bientôt l’Europe, l’Amérique du Nord et les dragons d’Asie.  On entend souvent lors des campagnes les citoyens européens se plaindre de bureaucratie bruxelloise qui décide sans consulter les peuples.  Ce mouvement défiera la conception actuelle de l’exercice du pouvoir qui donne tant de pouvoir de décision sur le devenir collectif aux dirigeants, fussent-ils charismatiques. Ce nouveau mouvement révolutionnaire défiera tous les régimes de fer qu’ils soient religieux, culturels, politiques, sociaux, militaires et sécuritaires.  Les défections et dissidences deviendront une règle d’or et la loyauté en politique risque de trouver dans ce nouveau contexte une nouvelle définition.  Au lieu de mater violemment la contestation, il faut plutôt apprendre à convaincre des peuples qui n’acceptent plus d’être traité comme des mineurs.

 

Des déclarations qui manquent de clarté et de nombreux discours sans complément d’objet direct  ne suffiront plus pour calmer les populations.  La nouvelle conscience planétaire est sur les dents.  Elle exigera de plus en plus des gels des avoirs des dirigeants, la suppression de l’immunité qui protègerait  les nouveaux « dirigeants », elle s’opposera à des amendements constitutionnels qui ne visent que la conservation et la pérennisation du pouvoir.  Les nouvelles facilités qu’apportent les technologies de la communication rapide et de l’information multicolore portent en elles les germes d’un cancer politique de destruction massive des anciens fondements de la société.  Si les sages du monde ne parviennent pas à analyser avec force détails ces nouveaux changements, le monde va irréversiblement vers le chaos, l’insécurité et des révoltes en cascade. Bref, un nouveau monde vient de naître, bien sûr de l’Afrique, qui, une fois de plus s’impose comme le berceau de la Nouvelle Humanité.

 

Vive le nouveau siècle qui inaugure un nouveau monde qui s’impose comme démocratique ou qui disparaîtra à force de résistance.

Jean  KAZADI

https://conseilsgratuits.wordpress.com/

PARTAGEONS LE SAVOIR

Il m’ arrive le plus souvent de me dire que le retard de l’Afrique dans les domaines technologiques et scientifiques est lié à l’égoïsme.  Les africains ne partagent pas assez le savoir entre eux.  Il y a un lien intrinsèque entre le savoir et le développement.  L’ignorance coûte excessivement chère à nos pays.

Nous recherchons souvent des fausses solutions, nous travaillons sans méthode, nous formulons mal nos questions, etc. parce que nous sommes ignorants.  Il importe dès lors d’accélérer le renforcement des capacités de nos populations et de nos leaders en leur fournissant des bases de données disponibles en permanence et répondant de manière concrète aux multiples questions quotidiennes.

Par ailleurs, cela réduirait rapidement les discriminations et écarts créés par l’école occidentale.  Pour contribuer à cet effort, je sollicite tous ceux qui ont des informations utiles, de nous les envoyer afin que nos lecteurs sachent où trouver telle ou telle information pertinente.  Je pense à une forme d’annuaire qui canaliserait les lecteurs dans leurs lectures, leurs options culturelles, intellectuelles, scientifiques et  techniques.

Je sais que tout le monde a une information utile et pertinente à fournir à quelqu’un d’autre.  mais nous ne savons pas toujours celui qui a besoin de notre information.  Parfois nous avons même des choses à donner et nous ne connaissons  pas la personne qui en a besoin.  Osons profiter de l’Internet pour manifester notre générosité et accélérer la démocratisation du savoir sur la terre.

Conseilsgratuits est disposé à servir d’intermédiaire.  Envoyez-nous de l’information utile et nous la diffuserons gratuitement.

Jean KAZADI