LA COTE D IVOIRE AU CANADA

*Compte rendu de la conférence organisée par le CERCLECAD le 07 mai 2011 sur la crise en Côte d’Ivoire à l’Université d’Ottawa (Canada).

M. Jean Paul MBUYA, professeur à l’université d’Ottawa et vice-président du Cerclecad, a présidé la séance. En ouvrant la conférence, il a tenu à féliciter les conférenciers et les participants pour leur dévouement au Cerclecad et pour leur farouche détermination pour la cause ivoirienne. On avait trois conférenciers :

• Pierre Adjété, économiste-éthicien, membre du Cerclecad.

 • Benoît Awazi, Président du Cerclecad et Écrivain.

• Père Augustin Ramazani, Professeur, Écrivain et membre du Cerclecad. Le premier conférencier à avoir pris la parole était Pierre Adjété.

Selon M. Adjété, l’intervention française dans le cadre des résolutions de l’ONU en Cote d’Ivoire était plus que requise car elle aura permis de rétablir la démocratie en Côte d’Ivoire. La question du principe démocratique s’imposait dans ce conflit; c’est l’angle le plus raisonné pour analyser la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. Gbagbo ayant perdu les élections selon les résultats proclamés par le Commission électorale indépendante –seule habilitée à donner les résultats, et non la Conseil constitutionnel qui possède l’autorité de valider ou d’invalider l’ensemble des résultats et non une partie.

Selon Pierre Adjété, la Communauté internationale sous l’égide de l’ONU a obtenu le rôle de validation de cette élection compte tenu de la méfiance élevée qui prévalait entre les protagonistes ivoiriens, pour une élection présidentielle qui était attendue depuis 2005 et à chaque fois reportée. Les actes de cette communauté internationale sont de ce fait légitimes. Et, ils le sont d’autant plus qu’à la tête de la plus grande puissance mondiale, un Africain tout à fait respectable comme Barack Obama a usé de son leadership afin que le choix du peuple ivoirien, l’élection d’Alassane Dramane Ouattara plutôt que celle du président sortant Laurent Koudou Gbagbo, soit respecté sans aucune ambigüité. Alors, M. Adjété pose la question, qui selon lui, sous-tend tous les désordres et la guerre qui ont suivi le lendemain des résultats qui est la suivante : doit-on, au nom d’une improbable crainte de recolonisation, empêcher des interventions « légitimées » d’un pays, ex-colonisateur, ou même de l’Occident en Afrique?

Pour M. Adjété, l’intervention militaire française aux côté des forces de l’ONUCI dont certaines composantes sont africaines participent d’une donnée nouvelle qu’il vaut valoriser : la démocratie doit évoluer en Afrique comme acte éthique, un souci du bien collectif, bien au-delà des seules intentions et déclarations. Pratiquement toutes les institutions africaines, des personnalités africaines aussi respectables que Kofi Annan avaient vainement appelé Laurent Gbagbo à la raison en abandonnant le pouvoir afin de sauvegarder la Côte d’Ivoire d’une guerre postélectorale; mais jamais l’ancien président ivoirien n’avait voulu entendre raison. De ce fait, l’appui du président Obama à Ouattara ou l’intervention des forces françaises, que ce soit sous l’autorité de Nicolas Sarkozy ou des résolutions de l’ONU ne sont que des accompagnements indispensables à l’avènement et à l’expansion de la démocratie en Afrique, un pays à la fois. En conclusion, pour Pierre Adjété, ce n’est pas parce que la même règle n’est pas appliquée partout en Afrique par la communauté internationale que celle-ci ne peut agir en Côte d’Ivoire : au service de la démocratie, l’Afrique a besoin de tous ses partenaires.

Le deuxième intervenant, Benoît Awazi Mbambi Kungua, a d’entrée de jeu analysé la situation chaotique en Côte d’Ivoire en la déclinant en 3 types de crises :

1. Une crise de l’intelligence africaine, 2. une crise de l’imaginaire et de l’idée de l’Afrique et enfin, 3. une crise de la conscience et de la mémoire des Africains.

1. Une crise de l’intelligence africaine : Ce qui se passe en Côte d’Ivoire représente en miniature le double échec de la postcolonie et celui de l’insertion servile de l’Afrique dans les réseaux économiques et médiatiques de la mondialisation néolibérale. Mais au-delà de ce double échec obvie, il s’agit du combat pour l’Afrodiction (Qui dit quoi de l’Afrique aujourd’hui à qui et pour quels intérêts intellectuels, politiques et économiques ?), mais il s’agit aussi du combat pour l’Afrographie (Qui écrit quoi de l’Afrique et pour quelles finalités épistémologiques, économiques et politiques ?). Ce premier combat risque d’être perdu d’avance, par faute de combattants aguerris et déterminés. Il fallait voir comment les partisans de Mr Ouattara célébraient la chute Gbagbo en remerciant la France ou en exhibant des danses licencieuses traditionnelles (Mapouka, Zou Blazzo, etc.). Loin de moi la critique de la danse en Afrique, mais mon inquiétude est de voir, aussi bien en Afrique que dans les diasporas occidentales d’Europe et d’Amérique du Nord, la propension des Africains à privilégier la danse comme mode principal d’expression et d’action sociale, à la faveur de la satisfaction de l’exotisme des nos hôtes occidentaux. Dans l’imaginaire populaire et médiatique ambiant, les Africains sont d’amblée associés aux danses collectives sous les rythmes du tam tam.

2. Une crise de l’imaginaire ou de l’Idée de l’Afrique. Il s’agit de donner au mot Idée son sens philosophique maximal (Eidôs en grec = Archétype, Modèle à imiter pour atteindre une certaine perfection, Idéal…). La crise de l’idée de l’Afrique est tout d’abord une crise de l’image ou du modèle de l’Afrique, et de la pauvreté intellectuelle de moyens ou de stratégies mobilisées pour réaliser, hic et nunc, des sociétés viables et démocratiques en Afrique postcoloniale. La crise de l’Idée se difracte en une double crise : une crise de l’Idéologie et une crise de l’Idéal. Par idéologie, j’entends un faisceau de motivations, de croyances, de valeurs intellectuelles, culturelles, politiques et religieuses qui sous-tendent une action collective ou individuelle en vue d’une transformation profonde d’une société déliquescente. La crise en Afrique doit se comprendre comme une crise d’apathie et d’amnésie qui crée une ambiance de résignation, de défaitisme et de fatalisme devant les nouvelles stratégies d’occupation et d’exploitation des matières premières de l’Afrique pour faire fonctionner le mastodonte néolibéral. Mais cette crise de l’Idée doit aussi se comprendre comme une crise de l’Idéal ou une atrophie de tout Idéal suffisamment haut pour mobiliser les Africains et susciter un processus de « Révolution éthique » dans les esprits et les mentalités des Africains, pour qu’ils se distancient radicalement de toutes les logiques alimentaires de la politique du ventre (L’homo Manducans) et du bas-ventre qui sont à la base de leur défaite collective face aux ambitions mégalomaniaques et hégémoniques des puissances militaires et capitalistes de l’Occident dont les grandes manifestations sont la traite des Noirs, l’esclavage, la colonisation et la reconquête des matières premières des pays africains à travers les réseaux militaires et tentaculaires de la FrançAfrique qui atteint sa vitesse de croisière avec la mégalomanie sarkozyste en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Togo, au Tchad, en Lybie, etc.

3. Une crise de la mémoire et de la conscience :

Il s’agit d’une syncope de la mémoire des tragédies qui ponctuent les quatre derniers siècles de l’histoire de la confrontation entre l’Afrique et les puissances impérialistes et capitalistes de l’Occident. L’amnésie est une stratégie savamment orchestrée qui consiste à rapatrier vers l’inconscient les déboires, les turpitudes et les traîtrises entre Africains qui expliquent, en dernière instance, leur dislocation morale et anthropologique, toutes les fois qu’ils ont eu, en tant que peuples, individus et nations, à se mesurer devant la projection coloniale et néocoloniale de la volonté de puissance de l’Occident dans leurs terres. L’amnésie peut à juste titre être considérée comme un processus d’inhibition des causes endogènes et culturelles de la défaite face à l’Occident, et à ce titre, elle est une pathologie de l’être et de l’esprit, en tant qu’outils perceptifs et interprétatifs du monde et du sens holistique que nous donnons à notre existence éphémère dans le monde, en tant qu’individus et en tant que peuple ou communauté.

Benoît Awazi a poursuivi son exposé en stigmatisant les ambitions militaires et économiques de Nicolas Sarkozy en Afrique et en appelant les Africains à promouvoir un Leadership intellectuel, éthique et réticulaire (se déployant sous forme de réseaux de centres de réflexion critique et d’action (Think Tanks). Parcourons succinctement ces deux derniers points :

I. Les velléités néocolonialistes de la FrançAfrique de Nicolas Sarkozy.

D’entrée de jeu, il faut reconnaître que la France a toujours utilisé la force militaire illimitée pour mater les Africains depuis la traite des Noirs dont elle fut la principale actrice jusqu’à son soutien militaire aux régimes corrompus, sanguinaires et kléptocratiques de Bongo, Eyadema, Biya, Sassou, Obiang Nguema, Idriss Debi, Compaoré, Mobutu, Ouattara… Mais tout de suite, il faut minimiser la puissance de la France en Europe, étant donné son humiliation à plusieurs reprises par l’Allemagne, dont la plus spectaculaire fut sa défaite militaire stupéfiante contre les troupes d’Hitler en juin 1940. Sans la coalition des armées britannique, canadienne, américaine et des soldats africains, la France ne serait aujourd’hui qu’une province de l’Allemagne qui l’a humiliée de 1940 à 1945 en créant une ambassade de France à Paris. Ce qui est ahurissant avec la France, c’est de voir qu’au même moment où les Alliés étaient en train de la libérer du joug hitlérien, la France réprima dans le sang les mouvements indépendantistes au Madagascar, en Algérie, au Cameroun et dans les autres colonies qu’elle (se) soumit.

En plus, en élisant Sarkozy à la présidence de la République, le peuple français s’est choisi un président qui manifeste bien la décadence de sa société. Quand un président qui appelle les jeunes de banlieues (« la racaille ») et quand il se met lui-même à interpeller un jeune qui refusait de lui serrer la main (« Casse-toi, pauvre con »), il devient urgent de s’interroger sur sa propre immoralité. L’immoralité d’un tel « voyou » ressemble curieusement à l’immoralité de la « racaille » qu’il veut extirper de la société française.

Et avec ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire, nous nous enfonçons dans une nouvelle ère de recolonisation militaire directe, avec l’installation de marionnettes (Zombies) comme Alassane Ouattara aux commandes d’un pays aux potentialités économiques et humaines énormes dans la région occidentale de l’Afrique subsaharienne. L’auteur ne veut pas nécessairement appuyer Laurent Gbagbo, mais il s’octroie le droit de questionner cette intervention militaire des forces françaises et de l’ONU en Côte d’Ivoire, en ayant en mémoire ce que la même ONU avait fait en République démocratique du Congo avec l’assassinat du premier ministre Patrice Emery Lumumba en 1960. Plusieurs points peuvent être relevés dans ce questionnement critique : 1. Quel est l’organe constitutionnel qui doit proclamer les élections dans un pays souverain comme la Côte d’Ivoire ? Ce n’est certainement pas l’ONU ni la France, mais c’est le Conseil constitutionnel. Pourquoi la communauté internationale n’est-elle pas intervenue en Birmanie, en Syrie, au Zimbabwe ou en Corée du Nord ? Il s’agit d’un précédent qui ouvre une ère de dictatures nègres soutenues militairement par la France. Pourquoi la même France s’est-elle empressée de reconnaître les élections frauduleuses des fils de dictateurs comme Ali Bongo Ondimba et Faure Nyanssigbé ? Pourquoi la même France ferme-t-elle les yeux devant les élections ouvertement frauduleuses de dictateurs sanguinaires comme Blaise Compaoré, Paul Biya, Bozizé, Obiang Nguema et Denis Sassou NGuesso ?

2. La pire des choses qui puisse arriver à un esclave ou à un descendant d’esclave est l’amnésie de sa servitude, car c’est la seule façon de se complaire dans la servilité. En regardant les images de la liesse populaire des partisans de Ouattara dans les médias occidentaux, en voyant les partisans de Ouattara humilier Laurent Gbagbo, sa femme Simone, son fils et sa fille tout ensanglantés, Il y avait de quoi se questionner radicalement sur l’amnésie des Africains et leur propension à se prostituer devant les diktats de la politique du ventre et de l’Homo Manducans. Mais la seule question pertinente à poser aux partisans de Ouattara en liesse est la suivante : « Comment les Noirs et les Africains en général sont-ils traités aujourd’hui dans les banlieues sordides de la société française où ils sont confrontés à longueur de journées au délit de faciès, à la faveur de la crise économique et sociale qui fracture en profondeur la société française aujourd’hui ? Pourquoi, en Afrique noire, les stratégies alimentaires de la politique du ventre (la politique de manducation ou du mâchoironnage, l’Homo manducans) empêche toute introspection critique et lucide sur les tragédies qui scandent les quatre derniers siècles de son histoire, où la catégorie qui subsume sa trajectoire est celle de la dégradation (ou de la détérioration) des conditions de vie matérielle, sociale, sanitaire et politique ?

II0/ Benoît Awazi a enfin appelé les Africains à dépasser leurs clivages idéologiques, religieux et ethno-tribaux et à promouvoir un leadership intellectuel et éthique en constituant des réseaux des think tanks, en vue d’élaborer des actions concrètes pour l’érection d’une « Autre Afrique ». Par-delà les clivages idéologiques et ethnotribaux entre les partisans de Ouattara et de Gbagbo, il convient se mettre en évidence le caractère exemplaire de la crise ivoirienne pour les autres sociétés africaines postcoloniales. Ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire risque malheureusement de se reproduire avec rapidité et de façon beaucoup plus sanglante dans les autres pays africains dysfonctionnels, s’il n’y a pas un sursaut éthique et politique collectif, pour repenser une « Autre Afrique » et des États démocratiques dirigés par des leaders dotés de la probité éthique et intellectuelle. Ce leadership de l’intelligence et de l’éthique est la condition de possibilité d’une mutation politique radicale des États africains déliquescents et paralysés à tous points de vue. Pour émerger, ce leadership doit être nourri par des réseaux de réflexion critique et pluridisciplinaire (Think tanks) qui essaient d’arrimer les diasporas à leurs pays respectifs, pour qu’ils élaborent un nouveau cadre intellectuel et éthique, à l’intérieur duquel la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la kléptocratie, le sens du respect inconditionnel du Bien public, la justice distributive et réparatrice, et la responsabilité (imputabilité) des dirigeants face à leurs peuples, constituent le socle à partir duquel se dérouleront les cinquante prochaines années des pays africains. L’observation de l’actualité risque plutôt de nourrir et de réactiver l’afro-pessimisme du monde quant aux capacités politiques et intellectuelles des Africains à s’intégrer dans la mondialisation, en tant que sujets, auteurs et acteurs de leur destinée.

III0/Le troisième conférencier, M. Augustin Ramazani Bishwende, pose d’emblée la question de l’après crise. Il se demande si une nouvelle CI est possible. La CI pour Mr Ramazani est victime de deux crises : la crise de la mondialisation néolibérale et la crise du repli identitaire. Et le conférencier pose la narrativité comme thérapie pouvant permettre de régler à la fois les crises meurtrières générées par le Néo libéralisme et les problèmes identitaires. Pour Ramazani, la CI serait face à un destin tragique entre l’Ivoirité et la françafrique. Ouattara et Gbagbo, deux personnages controversés dans l’histoire de la CI, ce qui amène à poser une autre question : Ouattara, candidat soupçonné d’être au service de l’Occident va-t-il réellement travailler pour les Ivoiriens ? Avec Ouattara une nouvelle CI est-elle possible reconstruite sur une éthique politique de réconciliation ? Dans tous les cas, Ramazani propose trois solutions :

1. La thérapie narrative. 2. La mémoire et 3. La réconciliation

Pensées et repensées en dehors de tout manichéisme politique cristallisé autour de deux personnages farouchement opposés, Gbagbo et Ouattara, autour de deux idéologies politiques controversées tout aussi néfastes et meurtrières pour l’avenir de la CI, la françafrique et l’Ivoirité.

Comment réconcilier les faits ? À la suite de ces trois exposés, les participants ont pu défendre leurs idées et débattre à bâton rompu de l’intervention armée de la France en Côte d’Ivoire.

La tendance était globalement en désaccord avec l’intervention française. Il y a eu deux positions irréconciliables. D’une part, l’assistance a condamné les agissements de la France qui relèveraient de l’impérialisme. À la question de savoir si la France était habileté à intervenir, le consensus a été frappant. La majorité des participants ont exprimé leur désaccord formel et ont jugé que cette intervention violait la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Et des questions sont revenues à plusieurs reprises. On se demandait si les faits rapportés par les medias occidentaux, notamment français, étaient objectifs ou suffisants pour juger de la crise en CI. D’autres se sont demandé si l’on doit s’arrêter aux faits car au delà des faits, il y a une histoire et des non-dits. La question de la conscience historique, de la religion, des différentes guerres qui sont en cours sur le continent et dont personne ne parle. Bref, c’était le temps de la réflexion et des recherches de solutions applicables pour le continent africain.

L’autre position qui semblait un peu distante et unique est celle qui veut que la France continue à garantir la « démocratie » en Afrique. France, qui a été le colonisateur de plusieurs pays du continent et qui détient les plus grands marchés de compagnies pétrolières, minières, énergétiques sur le continent. La France qui a toujours eu des rapports de maître et d’élève (esclave) face à ses colonisés… La France cauchemar et problème de l’Afrique et des Africains disent certains observateurs. Mais en dépit de tout cela, une minorité d’Africains pensent que cette France est encore légitime.

Bref, cinquante ans après les indépendances peut-on dire qu’il y a eu de réelles avancées? Le problème du continent noir relèverait-il réellement de l’impérialisme, des guerres, du sous-développement? Où va l’Afrique? Les Africains sont-ils conscients que le temps joue en leur défaveur? Sont-ils conscients des guerres impérialistes? Sont-ils connectés à l’histoire et au temps? Enfin comment le CERCLECAD, un centre pluridisciplinaire pourra-t-il aider concrètement à concilier la théorie avec la pratique pour impacter le continent ? C’est dans cette dynamique de responsabilisation, de conscientisation et de formation pluridisciplinaire des Africains, que le Cerclecad entend apporter sa contribution dans le grand chantier de la démocratisation et du développement holistique de l’Afrique.

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