LE COUP D’ETAT EN COTE D’IVOIRE PAR LA Co. I.

Bruno BEN MOUBAMBA

bruno@moubamba.com / www.moubamba.com

L’information est passée sous silence mais elle est pourtant de taille. Le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire a constaté la vacance du pouvoir il y a quelques jours à Abidjan. Logiquement, c’est donc comme le veut la Constitution Ivoirienne, le Président de l’Assemblée Nationale qui doit assurer une nouvelle transition politique devant aboutir sur de nouvelles élections. Alassane Ouattara et ses soutiens internationaux le savent c’est pourquoi ils ont exigé dès lundi 11 avril 2011 du Président légal de la RCI, M. Laurent Gbagbo, la signature d’un acte de démission, autant dire, d’une capitulation. L’Histoire reconnaîtra la grandeur de cet homme qui, assiégé par des tanks français et des rebelles sans foi ni loi, bombardé par des missiles onusiens, disons-le sans détour, de « l’opération Licorne », a fait fi de sa vie en refusant d’apposer sa signature au bas d’un document inique. Certaines indiscrétions font même état de sommes, en millions d’euros, qui ont été proposées à Laurent Gbagbo, à vie, s’il démissionnait. On croit rêver.

La loi de la jungle, c’est-à-dire celle du plus fort, veut s’appliquer dans toute sa rigueur aux Ivoiriens. Nous leur disons aujourd’hui, faites appel à votre loi fondamentale, montrons leur qu’au XXIe siècle, les africains sont conscients désormais d’être devenus, au bout de cinq siècles d’exploitation, la civilisation qui connaît «la plus longue servitude de tous les temps ».

Un coup d’état international des fascistes libéraux

 

Un monstre, le libéral-fascisme, menace l’Afrique en général et l’Afrique francophone plus que jamais. Son objectif est de faire payer sa crise financière internationale à ceux qui ont été considérés depuis toujours comme des esclaves. Cet « Homme Africain qui n’est pas assez entré dans l’Histoire » comme le disait le Président Nicolas Sarkozy dans son fameux discours de Dakar en 2007. Il est urgent pour les Ivoiriens qu’ils utilisent les armes du droit et de la raison face au déploiement de la force brutale.

Comment Alassane Ouattara peut-il  être Président de la Côte d’Ivoire alors même qu’il n’a pas prêté serment devant le Conseil Constitutionnel et que cette même institution ne l’a pas reconnu comme Président de la République ? C’était pourtant l’exigence minimale de l’Union Africaine. Le silence de la plupart des Chefs d’Etat du continent africain, qui n’ont pas noyé M. Ouattara sous les félicitations est éloquent. Certes quelques uns (le Président de la Guinée Equatoriale par exemple) auraient félicité M. Ouattara mais il est clair que le fait que ce dernier s’avise à marcher sur les institutions d’un pays qu’il est supposé diriger n’est pas rassurant.

A vrai dire, le Président de la Communauté internationale, l’ami du Président français, n’a pas d’autre solution s’il veut favoriser des institutions fortes selon le discours du Président Obama à Accra, que d’assumer son coup d’Etat international devant le monde, mais les coups d’Etat sont mal vus par l’Union Africaine, ou alors de retourner aux urnes. Il a prêté serment par écrit dit-il, mais nous lui répondons que le Conseil Constitutionnel ne l’a pas déclaré Chef de l’Etat.

Un imbroglio politico-militaro-juridique

La puissance ne suffit pas si elle ne se greffe pas sur le droit et avant tout sur celui des Etats. Si le « coup d’Etat international » de M. Ouattara est accepté alors n’importe qui pourra se déclarer Président de la République n’importe où à l’avenir. Si l’option armée est privilégiée sur la légalité alors tous les peuples africains doivent savoir qu’ils sont perdus pour plus d’un siècle sans doute.

Les élections dans nos pays ne seront toujours qu’une plaisanterie. La rapacité des ultra-libéraux qui tiennent les médias et les pouvoirs politiques occidentaux risquent de nous entraîner dans un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom. Voilà pourquoi toute l’Afrique doit protester derrière les Ivoiriens.

Aucun africain digne de ce nom ne peut accepter  ce que M. Ouattara a fait à la Côte d’Ivoire : financer un premier coup d’Etat contre M. Konan Bédié fin 1999 ; sponsoriser une rébellion armée en 2002, oublier qu’il doit son retour dans le jeu politique ivoirien à M. Gbagbo ; privilégier la brutalité en marchant sur des milliers de cadavres pour réaliser son rêve de Chef d’Etat ; cacher au monde entier le fait qu’il ne peut pas prêter serment par écrit et se considérer comme Chef d’Etat. Où a-t-on vu cela ? Le Conseil Constitutionnel Ivoirien ne peut pas se dédire. Ou alors, il faut que le Parlement dissolve le Conseil Constitutionnel. D’autres veulent nous réduire au rang de « primates à peine évolués » et M. Ouattara est en train de leur donner des arguments en écrasant sous un tapis de bombes le droit de son pays. Des dictateurs comme Omar Bongo faisaient au moins semblant de respecter la Constitution du Gabon ! Pourquoi pensez-vous que le clan Bongo bichonne autant la Cour Constitutionnelle de la République Gabonaise ? Mais c’est bien parce qu’il sait qu’une fois les recours des autres candidats aux présidentielles déposés, et après que la Cour Constitutionnelle ait validé une élection contestable, le tricheur qui prête serment devant la Cour et les institutions du pays devient légalement le Président.

Que devons nous faire ? La guerre ? Il faut croire que les acteurs politiques gabonais soient plus légalistes qu’Alassane Ouattara, c’est pourtant sur la décision de la Cour Constitutionnelle Gabonaise, malgré les preuves de la tricherie, que le Président Nicolas Sarkozy a été le premier à féliciter Ali Bongo Ondimba en 2009.  Les ultra-libéraux qui en veulent coûte que coûte aux richesses du Golfe de Guinée ne parviennent même plus à cacher leurs mensonges.

Si Laurent Gbagbo, le Président légal de la Côte d’Ivoire, doit partir, alors pourquoi Ali Bongo reste-t-il au pouvoir ? Pourquoi n’est-ce pas André Mba Obame, officieusement vainqueur du scrutin présidentiel de 2009, n’est-il  pas installé sur le fauteuil présidentiel au Gabon ?

Alors, cher Peuple Ivoirien, courage. Battez-vous au nom de la loi car Monsieur Ouattara et ses soutiens internationaux ont déjà perdu la bataille du droit.   

Bruno BEN MOUBAMBA

bruno@moubamba.com / www.moubamba.com

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LES 10 ERREURS FATALES DE LAURENT GBABO

 1. Au lieu d’utiliser la force, il fallait dès le départ prouver par tous moyens, qu’il a effectivement gagné les élections. Les trafics d’influence, les intimidations et menaces, l’ont tout de suite décrédibilisé.

2. Il a surestimé ses forces. Il a cru qu’il pouvait faire comme Georges W. Bush et réussir. L’Amérique en a payé le prix. Il a fallu trouver une étoile planétaire aussi brillante comme celle des rois mages bibliques en la personne de BARACK OBAMA pour vite remettre les USA sur la scène internationale.

3. Il a sous-estimé la force de l’Internationale Stratégique et Financière qui se cache derrière OUATARRA qui a ses ramifications dans plusieurs pays parmi lesquels l’Angola, l’Afrique du Sud, le Maroc, le Gabon, le Nigeria, le Burkina Faso, la France, I’ Israël, les USA, etc.

4. Il a feint d’ignorer que beaucoup de dirigeants africains ont encore besoin de l’appui français qui est membre permanent du conseil de Sécurité des Nations Unies avec droit de Veto. Même les Etats Unis ont besoin de la France. Quant Chirac s’est opposé à Bush, il a toutefois autorisé aux avions américains d’utiliser éventuellement l’espace aérien français pour faire la guerre. Les cadeaux politiques sont des dettes et ne s’oublient pas.

5. Il a ignoré que la COTE D’ IVOIRE est faite de beaucoup de citoyens d’origine étrangère. Il y a des discours qui sont gênants pour tous les métis « noirs » qui généralement occupent des postes hyper-stratégiques. Les africains doivent sortir de la logique du sang pour entrer dans la logique des alliances tactiques. Tout citoyen est citoyen. Admettre la notion de citoyen de seconde zone équivaut à une bombe placée dans une poubelle au cœur de la ville.

6. Il a ignoré que les discours nationalistes sont porteurs des malheurs : Lumumba, Kabila, Mugabe, Mobutu, Kadhafi, etc. en savent quelque chose. Il y a des intérêts nationaux qu’il faut parfois sacrifier pour avoir la paix et avoir le soutien de la Communauté Internationale. On peut sacrifier le cuivre, l’uranium, le diamant, etc. sur l’autel de la mafia internationale. En contre partie celle-ci peut vous garantir la paix. Par contre vous pouvez développer votre pays par l’intelligence informatique, l’innovation technologique, les structures scientifiques de haut niveau. Les idées suffisent largement pour rendre un pays riche, prospère et puissant. Sans la paix, les matières premières, les ports et infrastructures ne servent à rien.

 7. Il a oublié qu’il y a pas moins de quinze mille citoyens ivoiriens qui sont bi-nationaux : Français et Ivoiriens. La France n’est pas prête à avoir à Abidjan un pouvoir anti-français susceptible de menacer ses intérêts. L’appui des chinois ne suffit pas. La Chine a besoin de la France dans plusieurs domaines technologiques, industriels, militaires, etc. Les Français parlent très souvent de l’immigration africaine et parlent à peine de l’immigration chinoise. Et pourtant il y a des arrondissements entiers de Paris qui sont « chinoicisés ». Cela dit tout…

8. Il a sous-estimé l’influence de Blaise KOMPAORE et de son pays pauvre le BURKINA FASO. Les congolais de la RD CONGO sous-estimaient le Rwanda. Aujourd’hui leur opinion a changé. « Un petit piment pique mieux qu’un gros » dit un proverbe Luba du Kasaï. KOMPAORE est garant de la conscience tranquille française dans la mort de SANKARA qui s’impose comme un héros africain. Il faut en permanence acheter son silence.

9. GBABO, pourtant professeur d’histoire, n’a pas bien lu ou étudié l’histoire du Grand Maître et ancien agent français Omar BONGO ONDIMBA dans sa relation complexe avec la France. Il faut étudier l’Histoire pour pouvoir prendre de bonnes décisions au présent et anticiper l’avenir avec réalisme. Le grand Omar savait jusqu’où il pouvait aller dans ses menaces. Si le Gabon n’est pas développé, au moins le Gabon ne connait pas le traumatisme de la guerre. C’est vrai que la vie est un choix. Mais quand on est président, les choix stratégiques engagent la vie des innocents et martyrisent des millions des personnes.

10. GBABO s’est entouré des conseillers fanatiques, irréalistes, idéalistes et non pragmatiques. KABILA KABANGE Joseph, fils d’un président assassiné par la mafia internationale, a su sauver son pouvoir en allant faire un tour rapide en Occident dès son accession au pouvoir et en apprivoisant ses opposants d’hier, en leur donnant des avantages juteux, et surtout en acceptant de prendre le risque du partage de son pouvoir. Kabila est encore au pouvoir. Ses opposants d’hier sont enterrés aux oubliettes de l’Histoire. C’est parfois le prix à payer pour pacifier un pays.

SI OUATARRA semble avoir gagné, la Cote d’Ivoire vient de perdre pour au moins dix ans une bonne partie de ses atouts. Quel gâchis !

Jean KAZADI KATUMBAY excelle depuis plusieurs années dans le domaine du développement personnel. Il écrit plusieurs chroniques et donne des conseils gratuits.  Vous pouvez réagir sur le site ou lui écrire à l’adresse suivante : muazadi@yahoo.fr

LA FRANCE EST EN DANGER DE MORT

Les français deviennent-ils « extrémistes » ?  Les français se trompent énormément de cible en favorisant la tendance extrémiste. La crise économique est mondiale. Elle est structurelle et philosophique. Elle a ses racines dans les théories économico-politiques et stratégiques qui gouvernement la pensée et les structures mondiales. La faute n’est ni à Barack Obama, ni à Sarkozy, ni aux chinois, ni à Bruxelles.

Le capitalisme est entrain d’atteindre ses limites. Le travail classique ne permettra plus à tous les travailleurs de se prendre en charge et de mieux vivre. Il faut trouver de nouveaux critères de redistribution des richesses. La satisfaction équitable des droits humains les plus élémentaires et des indices du développement humain (santé, éducation, distraction, etc.) doit-être le but de l’action politique collective.

Il faudrait revoir la notion de la concurrence, de croissance et du développement, fut-il durable. Il y a des produits qui ne doivent plus être des marchandises. Mais j’avoue qu’un tel bouleversement culturel est difficilement envisageable. Les français qui sont habitués aux « acquis sociaux » auront de la peine à abandonner leurs privilèges et leur culture de surconsommation. Ceux qui votent contre la présence des étrangers et particulièrement les africains se trompent de cible.

La crise française n’est pas liée à l’immigration. Il y a beaucoup d’immigrés français au canada, aux USA, au Gabon, en Cote d’Ivoire. On l’oublie parfois. Autant l’Afrique a besoin de la France autant la France a besoin de l’Afrique. Beaucoup d’Africains aujourd’hui se tournent irréversiblement et avec entêtement vers la Chine et l’Inde. C’est la France qui est perdante si Claude Guéant supprime les visas aux africains pour plaire aux jeunes français qui ne comprennent rien ni de l’économie ni de la politique internationale.

Tous les africains qui sont déçus par la politique française et le penchant extrémiste actuellement en vogue, pourraient s’organiser pour saboter les intérêts économiques, culturels et politiques. Ils n’auront pas besoin de la violence barbare de Ben Laden, qui après tout, n’a rien changé. Elle nous a doté par contre des passeports biométriques un peu plus sécurisés. Paris et ses musées, son histoire, ses institutions internationales, son TGV, etc. est pour certains la capitale du monde.

Faut-il perdre ce statut pour se ghettoïser ? La France n’appartient pas aux français. Paris est une ville mondiale. La France que j’aime est un patrimoine universel. La France de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, est un phare qui éclaire les consciences. La France est une énergie qui doit mobiliser les peuples du monde entier et construire la fraternité universelle. La France n’est pas un pays. La France est un idéal humain qui tire les humains vers plus de solidarité.

Jeunes français, calmez-vous. Vous n’êtes pas les plus misérables. Il y a plus d’immigrés au Canada et aux Etats Unis qu’en Europe. Au lieu de revendiquer vos droits et avantages en permanence, essayons de nous associer, nous, citoyens conscients du monde entier. Débattons pour poser des nouvelles bases qui construisent une nouvelle civilisation. La nouvelle ère, doit permettre des combats, non pas les uns contre les autres mais les uns pour les autres.

Construisons de nouveaux forums qui, grâce aux réseaux sociaux, permettent de faire avance un nouvel ordre mondial. Il paraît irresponsable de demander à Sarkozy de penser à notre place. Les G8, les G20, les G2 (USA/CHINE), DAVOS, les parlements, les commissions, etc. ne sont que des tribunes permettant à certains de parler en nos noms. Les La vraie démocratie implique une participation de tous. Il faut qu’ensemble on revoit l’ordre social planétaire.

Je suis désolé de parler comme un prophète apocalyptique. Si vous votez pour l’extrême droite, voici les malheurs qui vous arriveront à coups sûr :

1. Les produits français seront sabotés

 2. Les touristes fuiront la France

3. La langue française disparaîtra et ne sera plus la langue diplomatique

4. Il n’y aura plus de fierté à être français

5. Le vin français n’aura plus de goût

6. Lors des compétitions internationales, plus personne n’applaudira les champions français

Pour le bien de tous, protégeons la France de la diversité, de la pluralité, de la différence. Ayez le courage de reconnaître que la vraie réponse à la crise actuelle n’est pas dans l’exclusion mutuelle. Elle réside dans une concertation planétaire. Le 21ème siècle avec toutes ses technologies de communication nous impose de redevenir de nouveaux Voltaires, Diderot, rousseau, Montesquieu, etc. capables de faire émerger un nouveau contrat social planétaire.

Jean KAZADI KATUMBAY excelle depuis plusieurs années dans le domaine du développement personnel. Il écrit plusieurs chroniques et donne des conseils gratuits sur ce site : https://conseilsgratuits.wordpress.com/ Vous pouvez réagir sur le site ou lui écrire à l’adresse suivante : muazadi@yahoo.fr

PROSTITUTION : POUR OU CONTRE

Pour des raisons non nécessairement religieuses on peut valablement s’opposer à la prostitution.

1.  L’être humain n’est pas et ne doit pas devenir une marchandise

2.  Les personnes qui se prostituent reconnaissent bien que cette activité n’est pas un métier.

3.  Aucune personne ne se proclame en public comme prostituée, comme on est fier de dire qu’on est directeur général.

4. Les réseaux de prostitution exploitent les faibles.

5.  Les prostitués sont généralement des personnes pauvres économiquement, ce qui fait penser que ces personnes sont conditionnées par leur situation économique.

6.  La dignité humaine reconnue dans la déclaration universelle des droits de l’homme nous obligent à traiter toute personne comme une fin et non comme un moyen pour assouvir nos pulsions.

7.  La sexualité est une dimension importante du vivre ensemble et qui est au coeur de la reproduction.  Elle doit être protégée.