INDEPENDANCES IMAGINAIRES

 

Plusieurs pays africains sont entrain de célébrer le cinquantenaire des indépendances.  Obtenues autour des années 60, plusieurs pays africains ont vu à leur tête des dirigeants d’origine africaine.  A quelques exceptions près, plusieurs d’entre eux n’avaient pas assez de culture administrative pour gérer valablement un pays.  Aujourd’hui certains sont très instruits mais ne font pas mieux.

Pendant cinquante ans, beaucoup d’africains ont continué à insulté les empires coloniaux d’ingérence, d’interférence, de télé-manipulation, etc.

Aucun pays africain n’est devenu une puissance internationale reconnue.  Aucun d’entre eux n’est membre du Conseil Permanent des Nations Unies avec droit de véto, aucun ne fabrique les avions ni les ordinateurs.  Les pays africains préfèrent largement vendre leurs matières premières brutes que transformées. 

Les diplômes supérieurs africains sont à peine reconnus par les autres continents.  Mais les pays africains également entre eux ne se reconnaissent pas les diplômes.  Chaque pays préfère faire tourner plusieurs facultés et départements avec partiellement des enseignants abusés, amortis, désabusés, dépassés, non-qualifiés et non-recyclés.  Dans certaines universités africaines les polycopes ou syllabus sont devenus des marchandises permettant aux enseignants d’arrondir leurs misérables salaires.

Malgré l’intégration continentale, il nous faut encore un visa pour fouler le sol de plusieurs pays africains.  Les réseaux téléphoniques ne sont pas intégrés et interconnectés.  Pour près de neuf cent millions de personnes, on ne parvient pas à avoir un système de repérage bio-métrique de tous les africains.  L’Union Africaine est incapable de nous attribuer une pièce d’identité africaine.

L’enseignement et la formation professionnelle sont négligées dans plusieurs pays.  On ne trouve pas assez d’argent pour construire de nouvelles écoles et mieux gérées celles qui existent et pourtant on a assez d’argent pour faire la fête et acheter des gadgets qui coûtent des milliards.  Les livres scolaires coûtent chers quand les magazines publicitaires pleins d’images en couleur coûtent moins que rien.  Il n’existe aucune politique de la promotion du savoir.

Il n’y a pas assez d’argent pour vulgariser les nouvelles technologies de communication et pourtant on trouve assez d’argent pour organiser des campagnes électorales excessivement coûteuses.  Dans chaque pays francophone il y a un centre culturel français et comme par désenchantement il n’existe qu’à peine quelques centres culturels africains.  Le CICIBA (Centre International de Civilisation Bantu ) ne décolle pas.  Pour enregistrer leurs chansons et se faire connaître, les artistes africains vont encore le faire hors du continent.  Le piratage est largement toléré au détriment du droit d’auteur.

Plusieurs villes africaines ne sont pas tracées et urbanisées.  Et pourtant les dirigeants africains ont la réputation d’être des grands sapeurs.  Les poubelles trainent partout et les villes sont très sales.  Les eaux usées ne sont pas récupérées.  L’électricité est encore un luxe même dans les pays qui ont un potentiel fluvial et électrique immense.  Les pollutions ne semblent pas effrayées les populations et leurs dirigeants.  Les routes sont parfois inexistantes et mal entretenues.  Les visites techniques automobiles ne sont que mascarades.  Les déchets des hôpitaux, des garages, des marchés, etc. sont jetés n’importe où.

Il pleut abondamment en Afrique Centrale.  Il y a trop d’eau en Afrique Centrale et il en manque en Afrique de l’Ouest.  N’est-il pas possible de canaliser par des pipelines l’eau du Centre vers l’Ouest et le Nord.  Evidemment, chacun pour soi, la pauvreté pour tous.  Si on compare la quantité du pétrole produite en Afrique à celui de n’importe quel autre pays sur la terre, les africains pouvaient s’autoproclamer « PEUPLE  CHOISI » de Dieu et déclarer l’Afrique comme le jardin d’Eden dans lequel vivait Adam et Eve.  Mais en dehors du pétrole il y a d’autres matières à l’infini.  Qu’en faisons-nous?

Tout récemment, les représentants des Africains aux négociations de l’organisation mondiale du commerce, sont allés jusqu’à demander aux Américains et Européens de ne plus subventionner l’agriculture.  Quelle témérité.  Apparamment ceux qui faisaient cette demande ne se rendaient même pas compte de la crise mondiale qu’une telle mesure pouvait susciter.  Quelle tentative d’ingérence?  Qui a interdit aux dirigeants africains de subventionner leur agriculture?

L’Africain moyen préfère ne pas savoir d’où vient l’argent avec lequel son pays tourne et comment ces sommes sont dépensées.  Les organisations comme « Publiez ce que vous payez » (on devait ajouter « et ce que vous dépensez ») qui prône la bonne gouvernance, ne sont pas soutenues par les opinions publiques africaines.  Quelle indifférence !! Quel homicide !!  Quelle insouciance?  Il y a des sommes immenses qui ne sont pas enregistrés par le Trésor Public au vu et au su de tous, mais personne n’en fait un drame. (passeports, taxes aéroportuaires, taxes dans les marchés populaires, taxes des transporteurs, taxes dans les frontières terrestres, taxes des carnets de santé, taxes phyto, taxes d’immigration, etc.)

Les africains sont responsables de leurs malheurs.  Quand les africains se réveilleront comme les chinois, le monde ira mieux.  Arrêtons d’accuser les fils de nos anciens colonisateurs comme responsables de nos misères.  Chacun a sa part de responsabilité dans les dérives de nos misérables et imaginaires indépendances.

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CONSTRUIRE NOTRE BONHEUR

Les personnes qui se marient le font avec la ferme conviction que cela pourrait leur procurer le bonheur.  Malheureusement, plusieurs personnes mariées vivent un cauchemar.  Elles regrettent de s’être marié.

Il y a des célibataires consacrés à Dieu qui vivent mal leur célibat.  Ils s’imaginent que le mariage leur aurait procurer un plus grand bonheur, un espace d’épanouissement et une énergie vitale.

Il y a des parents qui rêvaient avoir des enfants beaux et intelligents, obéissants et polis, courtois et communicateurs.  Ils n’ont eu que le contraire.  Par ailleurs, certains de leurs enfants n’aiment pas l’école.

Il y a des gens qui vont à l’église avec l’espoir d’y trouver une communauté constructive, pleine de vitalité et capable de remettre debout des aveugles, des boiteux, des déprimés, etc.  Ils sont surpris par l’hommerie qui y règne à côté de la sainteté.

Pour être heureux, il faut construire son épanouissement personnel sur des choses et des situations qui ne dépendent pas des autres, pas même de nos plus proches amis et parents.

Comme quoi, le monde ne tourne pas par rapport à nos attentes.  Le bonheur se construire avec ce que nous avons déjà (les pieds, les yeux, la bouche, l’intelligence) et non avec ce que nous souhaitons et espérons avoir (une belle voiture, un conjoint compréhensif, un patron flatteur, etc…).