les droits spécifiques de la Charte africaine des droits

Source : « Afrique Renouveau », Vol.18#2, juillet 2004. Publication des Nations unies.

La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples a été adoptée en 1981 par l’organisme qui a précédé l’Union africaine (UA), l’Organisation de l’unité africaine (OUA). C’est le principal instrument relatif aux droits de l’homme dont dispose le continent.

La Charte énonce les mêmes droits individuels que ceux qui sont consacrés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies, y compris l’égalité devant la loi, la liberté d’expression, de religion et d’assemblée, le droit au travail, à la propriété et à un niveau de vie minimum, ainsi que l’accès aux soins de santé et à l’éducation et le droit de vivre à l’abri des arrestations et détentions arbitraires, des traitements dégradants et de la torture. Ces droits sont assortis de devoirs, notamment l’obligation de consolider la famille, de servir l’Etat et de travailler.

La Charte énonce également un groupe de droits et obligations « des peuples » ou collectifs, comme le droit à l’autodétermination nationale, qui sont absents de la Déclaration universelle de 1948. Ces droits, ainsi que certaines dispositions comme par exemple l’obligation faite aux Etats « d’éliminer toutes les formes d’exploitation économique étrangère » et le droit des peuples à la solidarité panafricaine dans la lutte anti-coloniale, sont le fruit de l’histoire de l’Afrique et de ce que le préambule de la Charte qualifie de « valeurs de la civilisation africaine ».

Parmi ces droits et devoirs figurent :

• le droit à l’égalité avec les autres peuples et le droit de ne pas être dominé,

• le droit à la paix et à la sécurité internationale,

• le droit des peuples opprimés de se libérer par « tout moyen reconnu par la communauté internationale »,

• le droit de maîtriser les richesses et ressources nationales « dans l’intérêt exclusif de la population, »

le droit au développement économique, social et culturel,

le droit de promouvoir et de renforcer l’unité nationale et l’Etat,

• le droit de préserver « des valeurs culturelles africaines positives, »

le droit de contribuer à la réalisation de l’unité africaine.

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2 Réponses

  1. Merci,

    Loin d’être perfectionniste, je pense que pas mal de réalisations sont à notre portée. Je vis mal les guerres incessantes et sans idéologies en Afrique. Je suis prêtre depuis juillet 2006. Loin de me prendre pour un justicier du genre Spiderman, je suis mal dans ma peau de prêtre devant les situations de pauvreté subie de nos peuples. Je partage leurs peines car j’en souffre moi-même.

    Je trouve trop peu de réalisations devant l’immensité de possibilités que nous offre la nature et Dieu, ou disons Dieu et la nature. L’aspiration de vivre heureux est au cœur de tout être, mais je trouve que le jeune Africain a du mal à se retrouver dans le chaos du monde actuel. Le jeune Africain est prêt pour la casse mais quand on le lance dans le processus de (re)construction du pays, il n’arrive point à user de cette même violence qu’il déploie à détruire son pays.

    Cette violence intérieure, je la considère comme une énergie que l’on peut utiliser à bon escient. La guerre dans le Kivu, où ruisselle du fric avec le coltan par exemple, combien de jeunes ont conscience de ce qu’on leur soutire: leur jeunesse, leur paix, leur avenir.
    Pour une tentative de réponse à vos questions, je dirai que l’éducation des populations est une des clés pour le réveil de la conscience des Africains. Nos prédications se doivent être plus incarnées.

    Bien de choses à vous et bon courage. Et surtout merci pour cet éveil et ces partages.

    Un prêtre lecteur du blog

  2. Bien cher ainé,
    C’est avec intérêt que je lis vos messages, mais je ne vous cache pas mon afropessimisme.
    Je trouve que nous ne sommes pas assez audibles et clairs dans ce que nous faisons. Nous mettons tellement d’eau dans notre vin que c’est plus de l’eau que du vin
    La peur nous guette encore.
    C’est écœurant de voir combien de personnes ne sont pas soutenues dans leurs actions de justice et paix (vous en connaissez peut-être), c’est un peu décevant de voir le retard qu’accuse l’enseignent de JPIC dans nos écoles,
    C’est écœurant de constater combien en criant à l’espoir nous invitons aussi à l’inertie,
    C’est écœurant de voir des initiatives être étouffées parce que ne plaisant pas à tel ou tel.
    Pour en venir au ou rester sur le sujet, j’apprécie votre action d’éducation, mais je me demande combien de personnes sont sensibles à cela.
    Des actions personnelles et ponctuelles n’ont pas trop d’avenir. Ou bien?
    Vous posez des questions de fond, qui me causent des soucis. Mais ai-je la « compétence » requise en la matière? J’ose espérer que j’en ai, c’est le bon sens, la soit-disant chose la mieux partagée au monde.
    Ya Jean, je suis un peu chauffé à vif. Je vais prendre du temps pour répondre.
    Je participe sur le forum de discussion du Nepad en français, et j’y ai mis quelques postes que je pourrais vous envoyer pour édition et publication.
    Au plaisir de prendre des enseignements auprès de vous et de collaborer avec vous.
    Bonnes fêtes de Noël et du nouvel an.
    Chrislain

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